L'édition 2002 des RETIC vue par la presse

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in Mutations du 19 novembre 2002

 

Retic - Les planches du onzième acte

par Thiéry Gervais Gango

La scène des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun s’ouvre à Yaoundé et ses environs.

Parmi ces événements créés ou initiés au début de la décennie 1990 par des privés pour tenter de sortir le Cameroun de son enlisement sur le plan culturel, les Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic) sont, avec quelques-uns, de ceux-là qui, bon an mal an, réussissent à tenir courageusement la promesse de leur rendez-vous annuel.

Pour la onzième fois, depuis hier et ce jusqu’au 25 novembre courant, ce rendez-vous devra pouvoir donner de la couleur et du relief au paysage culturel de la capitale, fondé sur une certaine notoriété acquise sur le terrain de la persévérance. Joyeux et couru, il devrait, sur l’espace de la semaine qui commence, tenter, suggère Ambroise Mbia, organisateur de l’événement, de "donner l’occasion aux hommes de théâtre de se rencontrer, d’échanger mais surtout de présenter et aux acheteurs de spectacles que nous avons fait venir, le fruit de leur travail au bout d’une période."

Acteurs

Pris sous cet angle, perçu de la sorte, les Retic 2002 risquent fort bien d’être un terrain d’explosion et même de consécration des talents de cette dizaine de troupes et compagnies invitées pour triompher sur la scène éclatée du onzième acte du festival de Ambroise Mbia.

Près de 20 compagnies originaires du Bénin, du Burkina Faso, de Centrafrique, de Côte d’Ivoire, du Congo, du Gabon, du Ghana, de Guinée, du Liban, de Madagascar, du Mali, du Niger, du Tchad, de la République démocratique du Congo, de Tunisie et du Cameroun. Spectacles de danse et de théâtre sur lesquels l’organisation fait le pari de la qualité et dont il faut espérer, en se fiant du reste à leur stature, qu’ils viennent consolider davantage les bases de ce lieu de sincère convergence des émotions sous le joug duquel apparaissent les Retic depuis au moins quatre années.

Pour leur onzième représentation, les Retic 2002 ont fait le choix d’installer le village du festival juste à l’arrière du Centre culturel français (Ccf) de Yaoundé. Elles optent ainsi pour un site plus consensuel, plus propice aux échanges et rencontres qui se trouvent au cœur même de leur objectif. En même temps qu’elles tiennent proche, de manière salutaire, cet espace de retrouvailles avec les lieux de représentation que sont le Ccf et l’Institut Goëthe de Yaoundé, exception faite de l’Institut national de la jeunesse et des sports qui devrait accueillir un spectacle et de quelques localités dans la périphérie de Yaoundé (Akono, Mfou et Mbankomo) choisies pour participer à l’œuvre de promotion du théâtre au Cameroun.

Ouverture

A côté du désormais familier Thomas Manou Yablaih, le public des Retic 2002 va découvrir pendant la durée du festival, les visages de Jean-Pierre Guingane (directeur du festival international de théâtre et marionnettes de Ouagadougou), Laurent Heau (coordonnateur de l’association Pro Culture), Oma Hunter (dramaturge ghanéen), Roger Assaf (metteur en scène libanais) ou encore Ezzedine Gannou (directeur du Centre arabo-africain de formation et de promotion de recherches théâtrales de Tunis)… La présence des deux derniers cités coïncidant d’ailleurs avec la volonté du festival d’aller à la rencontre d’une sphère culturelle dont la richesse pourrait bien offrir de nouveaux champs d’exploration aux acteurs d’un événement qui s’est ouvert hier avec un qualitatif hommage à Léopold Sédar Senghor, à travers l’interprétation par la compagnie "Les Renaissants" du Gabon, de son "Chaka Zulu".

Les Retic 2002 seront aussi marquées par le séminaire international de formation et de perfectionnement des managers et administrateurs des groupes artistiques qu’organise (depuis le 13 novembre tout de même à l’Institut Goëthe de Yaoundé) le Masa. De même que par un stage atelier sur le théâtre arabo-africain que Ezzedine Gannou, président d’honneur de cette onzième édition, devrait illuminer du faîte de son imposante stature. Quant à la rencontre professionnelle des régisseurs son et lumière d’Afrique, elle risque d’aboutir sur la création d’une association panafricaine à laquelle les nombreuses rencontres professionnelles organisées en marge de l’événement pourraient fort bien insuffler quelque énergie… Un bouillonnement d’activités qui risquent de faire de Yaoundé et du Cameroun, durant toute la semaine qui commence, le chœur chaleureux d’un théâtre africain que les Retic veulent (et peuvent de manière décisive) contribuer à porter vers les fonts baptismaux.

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Lancement de la 11è édition des rencontres théâtrales du Cameroun 

Yaoundé - 16/11/2002

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  Yaoundé, Cameroun (PANA) -  Seize pays prendront part à la 11è édition des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun
(RETIC) qui se tient à partir de lundi et jusqu'au 25 novembre prochain à Yaoundé, a appris la PANA auprès des organisateurs.  Dix-sept spectacles seront offerts par les troupes théâtrales en provenance notamment du Cameroun, de la Centrafrique,  de la Côte d'Ivoire, du Gabon, de la Guinée, du Liban et du Tchad, ont indiqué les mêmes sources. Ce festival est organisé par le Centre camerounais de l'Institut international de théâtre, qui est parrainé par l'Organisation des Nations unies pour la science, l'éducation et la culture (UNESCO).

L'édition 2002 des RETIC rendra hommage au poète sénégalais Léopold Sédar Senghor, mort en décembre 2001, à travers une exposition photos, des extraits de ses textes et la présentation, en ouverture de la manifestation, de la pièce "Chaka Zulu", adaptée d'une de ses oeuvres.

Outre Yaoundé, les troupes se produiront également dans des localités proches de la capitale camerounaise, pour, selon le  président des RETIC, M. Ambroise Mbia, encourager les initiatives en faveur du soutien de la culture engagées dans ces petites villes, notamment la construction des salles de
spectacle. 

En marge des spectacles, plusieurs ateliers et séminaires sont prévus, notamment sur le perfectionnement des managers et administrateurs des troupes ayant pris part à une édition du Marché des arts et spectacles d'Abidjan (MASA). Ce séminaire est animé par deux Africains spécialisés dans la
vente des spectacles: le Centrafricain Régis Sissoko et le Burkinabé Vincent Koala.

Le directeur du Centre arabo-africain de formation et de recherche théâtrale de Tunis, M. Ezzedine Gannoun, est également présent à Yaoundé pour conduire un atelier de formation de comédien.

On rappelle que les RETIC, qui sont considérées comme un des plus grands rendez-vous du théâtre africain, ont été créées
en 1990.

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in Mutations du 19 novembre 2002

Thomas Manou Yablaih - " Les sélectionnés seront connus "

 
Le directeur général du festival ivoirien rassure ses potentiels invités et éclaire sur le séminaire que son institution organise en marge des Retic.

 
Qu’est-ce qui justifie la tenue du stage de formation des managers et administrateurs de troupes que le Masa organise en marge de la XIè édition des Retic ?

Comme vous le savez, le Marché des arts et spectacles d’Afrique (Masa, ndlr) est un espace de promotion des meilleures œuvres artistiques dans les domaines de la musique, de la danse et du théâtre. Pour s’assurer que les spectacles seront de qualité, nous avons, au sein du Masa, un programme de renforcement des capacités des personnes intervenant dans le domaine des arts vivants africains. Ce programme a pour but de combler les lacunes des acteurs et la faiblesse de la politique d’aide à la production qui est l’un des principaux problèmes de la vie artistique du continent. C’est dans ce cadre qu’intervient le présent séminaire qui est organiséaprès ceux de février à Ouagadougou et de Bouaké en septembre destiné aux metteurs en scènes.

 
Pourquoi avez-vous choisi de l’organiser en ce moment ?

Cette formation peut apparaître comme la partie théorique des Retic. Les participants pourront y mettre en application les techniques apprises pendant les 10 jours de la formation (qui a démarré 13 novembre et va courir jusqu’au 23 courant, ndlr).

 
De quel bagage pourraient se prévaloir les participants au lendemain du présent séminaire?

Nous nous proposons de leur donner des bases suffisantes pour éviter les principaux écueils qu’ils peuvent rencontrer dans la négociation des contrats. Ils pourront donc mieux lire les contrats qui leur sont présentés et deviendront plus performants. Cela leur évitera certains déboires. Nous avons aussi des séances d’appui-conseils. Ces séances nous permettent de donner des avis aux porteurs de projets qui ont besoin d’un avis d’experts dans la mise en forme de leurs projets. Et c’est un grand avantage pour eux.

 
Il n’y a pas de doute sur le fait que vous procéderez à quelques sélections à l’occasion de cette édition des Rétic qui démarre…

C’est pas à moi de procéder aux sélections. Les sélections au niveau de la danse et des musiques sont terminées depuis septembre. Jusqu’en fin novembre, il y aura encore des festivals dans quelques pays africains : le festival Rasyn au Bénin, les Réalités de Bamako et, bien sûr, les Retic. Le comité international de sélection du Masa se doit donc de faire le tour de ces rencontres théâtrales africaines pour effectuer des sélections ici et là. C’est ce qui se passera au Cameroun. A la fin du mois de novembre, nous donnerons la liste des troupes sélectionnées pour l’édition 2003.

 
Les Retic représentent-elles un plateau de sélection crédible pour le Masa ?

Nous suivons les Retic depuis plusieurs années. Pour nous, tout festival est important et sert de champ de recherche des meilleures troupes du continent.

 
Parlant du Masa 2003, où en êtes-vous avec la préparation ?

La préparation intellectuelle est terminée. Pendant la première quinzaine du mois de décembre, nous publierons la liste officielle de toutes les personnes qui prendront part au Masa. Il reste juste à préparer la logistique et le réglage des spectacles.

 
Quelles sont les innovations que l’on peut attendre de ce Masa ?

Nous sommes heureux que la 4ème salle du Palais de la culture où se dérouleront les festivités soit terminée. Cela permettra une meilleure circulation d’une salle à une autre. C’est un grand pas que le gouvernement ivoirien a consenti à faire. Il y aura également des journées ouvertes au public jeune. Ces journées seront programmées les mercredi et samedi. Il leur sera offert des représentations théâtrales pour leur âge. Ces représentations puiseront dans tous les genres et l’essentiel sera de divertir les jeunes qui doivent sortir des salles en étant vraiment contents d’y avoir pris part. La situation est maîtrisée.

 
Vous parlez de maîtrise ,mais il est difficile d’oublier le fait que la Côte d’ivoire vit une situation assez précaire. Garantissez-vous la sécurité des participants au Masa 2003 ?

Pour nous, la situation de la Côte d’ivoire n’entre pas en ligne de compte. Nous organisons un événement qui a une périodicité bien précise et il est important que nous la suivions. Sinon, nous nous retrouverons à ne rien faire. Les conflits sont localisés dans le Nord et le Marché se déroule à Abidjan. Il n’y a donc rien à craindre dans ce sens-là. Nous invitons donc les artistes à être présents.

 
Propos recueillis par Dorine Ekwè

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Imonlè du Bénin, meilleure pièce théâtrale des RETIC2002 

Cotonou - 30/11/2002
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Cotonou, Bénin (PANA) -  La pièce Imonlè de la compagnie béninoise Agbo Nkoko a été distinguée meilleure représentation
théâtrale des récentes Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (RETIC), a-t-on appris samedi à Cotonou, des responsables de la
troupe.

Ces rencontres ont regroupé quatorze compagnies théâtrales du Gabon, de la République démocratique du Congo, du Congo, de la
Guinée, de la Côte d'Ivoire et du Cameroun.

Imonlè, une satire écrite et mise en scène par le Béninois Ousmane Alédji pour critiquer la mauvaise gestion des affaires et la dictature des dirigeants africains, a été distinguée pour la qualité artistique de la pièce et le talent des comédiens. La pièce avait déjà raflé quatre (4) prix au dernier
Festival du théâtre de la fraternité (FESTHEF) au Togo.

Les rencontres théâtrales internationales du Cameroun sont organisées en vue de sélectionner les troupes devant participer
au Marché des arts et spectacles (MASA) d'Abidjan.

        

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