
12 novembre
2009
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Ambroise Mbia :
Le théâtre jusqu’à la lie
Par Pascal Tabapsi
Le vétéran sera encore d’attaque pour manager la 17è édition des Retic du
17 au 24 novembre prochain.
C’est un
sexagénaire qui ne fait pas son âge que les journalistes ont rencontré hier
mercredi à l’espace «Case des arts» au quartier Essos à Yaoundé. Un Ambroise
Mbia très serein et concentré comme un comédien préparant son entrée en scène.
Il les y avait réunis pour leur parler de cet art qui lui tient à cœur et pour
lequel il a sacrifié plus d’une chose importante au cours des cinquante
dernières années. Devant les journalistes, il a précisé avec cette fougue qui
le caractérise quand sonne l’heure de parler du théâtre les contours de
l’événement. Puisant dans ses ressources infinies et inépuisables pour
présenter cette 17ème édition des Rencontres du théâtre international du
Cameroun (Retic) dont la précédente édition remonte à 2007. Ce faisant et
emporté par cette fièvre de voir cet événement né en 1992 survivre au temps, il
n’a pas jugé utile de revenir sur le report de cette 17è édition l’année
dernière. «Seul compte aujourd’hui cette édition et tout ce que cette rencontre
a déjà réalisé jusqu’ici».
Soit donc
! Dès le 17 novembre prochain les publics de Yaoundé, Douala, Dschang et Buea
ont rendez-vous dans les espaces culturels français pour admirer pas moins de
dix spectacles d’ici et d’ailleurs, car «c’est l’occasion pour lui de regarder
plusieurs pièces de qualité internationale sélectionnées parmi les plus en
vue». Et pour que ce public ne reste pas sur sa faim, un bouquet de taille lui
est réservé. Si la Grecque Lia Karavia est la tête d’affiche, il reste que Were
Were Liking sera de la partie tout comme la Tchadienne Mariam Mayoumbila,
Rabiatou Njoya, la Française Martine Quentric, le Gabonais Modeste Mbombet,
l’Américaine Marni Rice ou encore le Péruvien Rafo Diaz.
Une liste
dominée par la femme et à dessein à en croire le président des Retic qui a
d’ailleurs placé cette édition sous le thème de «la femme artiste de théâtre».
Une option qui trouve sa justification dans la volonté de rendre hommage à ces
dames qui ont bravé nombre d’obstacles pour se faire un nom dans ce monde
finalement moins misogyne qu’il n’y paraît. Des hommages qui constitueront
l’occasion de ressusciter l’association des femmes artistes d’Afrique centrale
qui marchait bien jusqu’au décès de sa première présidente Edwige Ntongon à
Zok. «En choisissant ce thème, nous voulions rappeler la femme artiste toutes
spécialités confondues que la place qui leur est réservée dans le théâtre est
importante et qu’elles se doivent par conséquent de continuer à bien
l’occuper», explique M. Mbia.
A
l’entendre, on est à mille lieues d’imaginer que cet homme qui a tant fait pour
le théâtre n’est pas que comédien ou manager culturel. A une soixantaine de
kilomètres de Yaoundé, se trouve son principal repère. Loin des fastes de la
scène, celui qui a reçu en France d’abord une formation d’agriculteur, puis
d’homme de théâtre après une désillusion, fait de l’aquaculture et de
l’élevage. Sans toutefois oublier le théâtre. Lui qui tient à dire aux plus
jeunes combien «c’est le travail qui nous sortira de la misère». Il leur
demande donc de travailler encore et encore. Et pour ne pas faire les choses à
moitié, plusieurs ateliers animés par les membres de son équipe sont au programme
de cette édition. Pour que continue de vivre le théâtre !

Revoici les Retic
Par Alliance
NYOBIA
[13/11/2009]
La 17e édition des
Rencontres théâtrales internationales du Cameroun s’ouvre le 17 novembre à
Yaoundé.
Huit
jours. C’est le temps que dureront les Rencontres théâtrales internationales du
Cameroun (Retic), édition 2009. L’information a été confirmée par l’organisation
mercredi, lors d’une rencontre avec la presse à Essos. Thème retenu cette
année, « La femme artiste de théâtre ». Il s’agit, selon l’organisation, de
montrer qu’elle une place à occuper sur la scène non plus comme second rôle,
mais davantage comme une artiste à part entière qui crée, suscite et met en
œuvre. Pas étonnant que le programme annonce, comme invitées d’honneur, Were
Were Liking, la princesse Rabiatou Njoya et Maryam Mayoumbila. Objectif avoué,
constituer une dynamique autour des femmes de théâtre d’Afrique centrale.
La 17e
édition des Retic mettra aussi l’accent sur la formation et les rencontres
professionnelles, mais également sur les spectacles. Il est question de créer
un espace de dialogue entre artistes de tous bords et le public, pour une
meilleure connaissance de la chose théâtrale et de l’autre. Les Retic se
donnent, à travers cette nouvelle approche, une ouverture devant permettre
d’adapter des œuvres venues d’ailleurs. Les Retic, selon la plaquette produite
à l’occasion, se révèle aujourd’hui comme un tremplin ayant permis à plusieurs
artistes et techniciens de la chose de se former, de se produire et de
s’affirmer à l’extérieur.
Théâtre : Les
Rétic 2009 célèbrent les femmes
Ecrit par Stéphanie Dongmo
Le 13
novembre 2009
Les Rencontres théâtrale internationales du Cameroun (Retic) se dérouleront
du 17 au 24 novembre 2009 dans les Centres culturels français de Yaoundé et
Douala et dans les alliances franco-camerounaises de Buéa et Dschang, sous le
thème « La femme artiste de théâtre ».
La 17ème
édition de ce festival rendra hommage à sept doyennes du théâtre. Il s’agit des
Camerounaises Were Were Liking, Rabiatou Njoya, Massan a Biroko et Anne Tanyi
Tang, de la Tchadienne Maryam Mayoumbila, de la Grecque Lia Karavia et de la Française
Martine Quentric. Depuis le 10 novembre dernier, un stage de régie technique
son et lumière est animé par Francis Beïdi, le régisseur des Retic, au Centre
culturel Zingui à Yaoundé. Il sera suivi le 18 novembre prochain par un
stage/atelier de mise en scène dirigé par Were Were Liking à la Case des arts à
Essos. Le 20 novembre à 15 heures, la Princesse Rabiatou Njoya animera une
table ronde sous le thème « L’art théâtral au féminin ». La cérémonie
officielle d’ouverture des Retic se tiendra le 17 novembre prochain au Djeuga
Palace à Yaoundé.
Les pièces de théâtre au programme des Retic
- Une vie
de boy de Léopold Oyono par le théâtre Osumare (Bénin) ;
- Brifata
par la compagnie Koravy (Tchad) ;
- Chansons
d’une immigrée par la compagnie Mami Rice (Etats-Unis) ;
- James Black par Valery Ndongo (Cameroun) ;
- Mélusine
par la compagnie Martine Quentric (France) ;
-
Cannibales de José Pliya pa la Compagnie arts culturels Sahmen (Cameroun) ;
- Prison
de Lia Karavia par la compagnie Diben (Cameroun) ;
- Ino Moxo
par la compagnie Rafo Diaz (Pérou) ;
- Madam
Magrano par la compagnie Musinga Drama (Cameroun).
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Théâtre : La femme à l’honneur des RETIC 2009
Par Alix Fétué
Le 17
novembre 2009
La cérémonie officielle d’ouverture a eu lieu ce mardi 17 novembre au
Djeuga Palace à Yaoundé.
Les
rideaux ont été levés ce mardi 17 novembre 2009 à Yaoundé sur la 17e édition
des Rencontres Théâtrales Internationales du Cameroun (RETIC). Cette année, l’évènement
se déroule sous le thème central, « La femme artiste de théâtre ». Un thème qui
n’a pas été choisi au hasard ; Depuis 1996 en effet, le Comité d'organisation
du festival a pris la décision de rendre un grand hommage à des personnes qui
se sont distinguées par la créativité, la passion, le talent et le travail
qu'elles déploient pour le rayonnement de l'art théâtral. C’est partant de là
que l’édition de cette année rend hommage à sept doyennes du théâtre, les
Camerounaises Were Were Liking, Rabiatou Njoya, Massan a Biroko et Anne Tanyi
Tang, la Tchadienne Maryam Mayoumbila, la Grèce Lia Karavia et la Française
Martine Quentric. Depuis la première édition le promoteur Ambroise MBIA, acteur
et metteur en scène camerounais s’est fixé comme objectif de « promouvoir un
théâtre de recherche inspiré des rites et coutumes de l'Afrique et d'instaurer
un dialogue entre ces valeurs nouvelles et les techniques dramatiques
conventionnelles ». Ainsi, les hommes et femmes de théâtre des quatre coins du
monde se retrouvent le temps d’une semaine dans la capitale politique du
Cameroun, l’occasion d’échanger sur divers sujets et problèmes auquel fait
encore face le théâtre, tant camerounais, africain, qu’international.
Tout ceci
passe par des représentations théâtrales, un colloque, un symposium, des tables
rondes, des rencontres entre les artistes et les décideurs du monde du théâtre,
des stages et des ateliers de formation dirigés par des experts internationaux,
des expositions (livres, décors, costumes, affiches, photographies) et des
projections vidéo et cinématographiques.
Programme des RETIC 2009
Depuis une
semaine, se déroule au centre culturel Zingui à Yaoundé, un stage de régie
technique son et lumière, animé par Francis Beïdi, le régisseur des Retic. Ce
stage sera suivi dès ce mercredi 18 novembre par un stage/atelier de mise en
scène dirigé par Were Were Liking à la Case des arts à Essos. Le 20 novembre à
15h, la princesse Rabiatou Njoya animera une table ronde sous le thème « L’art
théâtral au féminin ».
Des représentations théâtrales sont également prévues, et devraient se dérouler dans les Centres culturels français de Yaoundé et Douala, et dans les alliances franco-camerounaise de Buéa et Dschang.
A noter
qu’à la fin du festival, une Couronne d’Ebène (trophée des RECTIC) est décernée
pour marquer le couronnement de la carrière d'un homme ou d'une femme de
culture dans le domaine théâtral.
Les pièces de théâtres au programme des RETIC 2009
- Une vie
de boy de Léopold Oyono par le théâtre Osumare (Benin) ;
- Brifata
par la compagnie Koravy (Tchad) ;
- Chansons
d’une immigrée par la compagnie Mami Rice (Etats-Unis) ;
- James Black par Valery Ndongo (Cameroun) ;
- Mélusine
par la compagnie Martine Quentric (France) ;
-
Cannibales de José Pliya par la Compagnie arts culturels Sahmen (Cameroun) ;
- Prison
de Lia Karavia par la compagnie Diben (Cameroun) ;
- Ino Moxo
par la compagnie Rafo Diaz (Pérou) ;
- Madame
Magrano par la compagnie Musinga Drama (Cameroun).
Retic : Rendre hommage à la femme par le théâtre
Ecrit par Maurice Simo Djom
Le 18
novembre-2009
La 17ème édition de ce rendez-vous culturel s’est ouverte hier à Yaoundé.
La très
prolifique dramaturge Were Were Liking réside au Cameroun à l’occasion de la
17ème édition des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic).
Mardi, 24 novembre prochain, les rideaux tomberont sur ce rendez-vous par une
cérémonie d’hommage à sept doyennes du théâtre.
La
promotrice du Village Ki-Yi en Côte d’Ivoire compte au nombre de ces figures
féminines qui, par leurs créations, leurs écrits et leurs actions, participent
à la promotion du théâtre ici et ailleurs. La doyenne a d’ailleurs été
applaudie avant la lettre hier, mardi 17 novembre, à l’hôtel Djeuga palace, à
l’occasion de l’ouverture solennelle de ce festival, aux côtés d’autres «
lionnes » du théâtre : Lia Karavia, poète, romancière, essayiste et linguiste,
originaire de la Grèce et auteur de plus 70 œuvres publiées, selon les
révélations d’Ambroise Mbia, le promoteur des Retic ; la Française Martine
Quentric-Séguy ; la Péruvienne Rafo Diaz ; les Camerounaises France Ngo Mbock,
Rabiatou Njoya, etc.
Le public
a vécu un moment intense avec la cérémonie d’ouverture d’hier, en présence du Secrétaire
général du Ministère gabonais de la Culture, du Sport et de la Jeunesse,
Alexandre Désiré Tapoya. A ses côtés, l’Inspecteur général des services du Ministère
de la Culture Boniface Noah et le représentant du Délégué à la Communauté
urbaine de Yaoundé (Cuy). Sans oublier le promoteur des Retic, Ambroise Mbia,
pour qui ce 17ème défi culturel est synonyme de persévérance dans l’œuvre qu’il
a embrassée voici bientôt 20 ans.
Placées
sous le thème « La femme, artiste de théâtre », les Retic 2009 prévoient des
formations, des spectacles et des rencontres professionnelles. Après la
cérémonie d’ouverture au Djeuga Palace et la découverte du village du festival
situé à la case des arts au quartier Essos à Yaoundé, les festivaliers ont mis
les pieds dans le plat avec la représentation de « Cannibales », une pièce de
Jean Pliya mise en scène par Deneuve Djobong. Très attendue, l’atelier d’Akono
qui verra une dizaine de jeunes s’initier à l’écriture de monodrames ou de
pièces avec deux personnages autour de Lia Karavia.
Programme
Aujourd’hui,
mercredi 18 novembre
Suite
Retic (Rencontres du théâtre internationales
du Cameroun)
10h, Ccf,
Espace carrefour avec Deneuve Djobong
11h, Ccf, Rencontre avec Were Were Liking
13h, Lycée
de Mfou, Ino Moxo par la Cie Rafo Diaz (Pérou)
19h Ccf,
Yaoundé « Brifata » par la Cie Koravy (Tchad)
Demain,
19 novembre
10h, Case
des arts, Début du stage de mise en scène dirigé par Were Were Liking
10h, Ccf,
espace carrefour avec Guedoum Djimbaye
11h, Ccf,
Rencontre avec Lia Karavia (Grèce)
15h Ccf,
réunion de l’Association des régisseurs d’Afrique centrale
15h Lycée
de Mfou, spectacle Valéry Ndongo
17h Ccf,
spectacle de restitution du stage de contes dirigé par Martine Suentric-Séguy
19h Ccf de
Yaoundé, « Chansons d’une immigrée » par la Cie De Joux Music

Retic: le rideau
tombe sur un bilan satisfaisant!
Le 24
novembre 2009
Kaiwalaï
Les
rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Rétic) 2009 qui se déroulent
au Centre Culturel Français de Yaoundé, de Douala et dans les alliances
Franco-Camerounaises de Buea et de Dschang s’achèvent aujourd’hui. Mais, déjà,
en cette 17è édition, le bilan est satisfaisant.
Les Rétic
ont innové en célébrant les femmes. Hier par exemple, on a vu les camerounaises
Were Were Liking, Rabiatou Njoya, Massa à Bikoro, Anne Tanyi Tang ; la
tchadienne Mariam Mayoumbila, la Grèque Lia Karavia ou même de la Française
Martine Quentric.
En plus,
le Rétic a offert l’opportunité de formation à travers les stages techniques:
en régie de son et lumière ; des ateliers de mise en scène et des tables
rondes.
Plusieurs
pièces de théâtres ont été présentées avec succès, comme par exemple : Une Vie
de Boy de Ferdiand Léopold Oyono par le théâtre Osumaré du Benin ; les
cannibales de José Pliya par la Compagnie arts culturels Sahmen; La Prison de
Lia Karavia par la compagnie Diben du Cameroun…
Avec les
Rétic, on sent vivre la culture Africaine. Tant mieux pour les organisateurs et
pour les acteurs qui jugent que cette édition a été un véritable succès.
Organisé du 17 au 24 novembre 2009 à Yaoundé, Douala, Dschang et Buea à
l'initiative d'Ambroise MBIA, acteur, metteur en scène camerounais, ce festival
a pour but de promouvoir un théâtre de recherche inspiré des rites et coutumes
de l'Afrique et d'instaurer un dialogue entre ces valeurs nouvelles et les
techniques dramatiques conventionnelles.
Les
Rencontres théâtrales s'organisent annuellement sous la forme d'un festival
international de théâtre réunissant les hommes et femmes de théâtre des quatre
coins du globe. Elles servent ainsi de relais entre le théâtre africain et le
milieu théâtral international, en vue de favoriser la naissance d'un cadre
propice à l'échange et à la concertation entre hommes et femmes de culture, et
de rechercher l'approfondissement de la compréhension mutuelle afin de
participer à la consolidation de la paix et de l'amitié dans un monde englué
dans de perpétuels conflits.
Les RETIC
comprennent des éléments variées: des représentations théâtrales, un colloque,
un symposium, des tables rondes, des rencontres entre les artistes et les
décideurs du monde du théâtre, des stages et des ateliers de formation dirigés
par des experts internationaux, des expositions (livres, décors, costumes,
affiches, photographies) e des projections vidéo et cinématographiques.

Grand
rendez-vous des artistes et créateurs du théâtre, les RETIC constituent un lieu
d'expression du talent des hommes et femmes de cet art. C'est aussi un lieu
d'échanges d'expériences et cadre de formation pour les jeunes générations.
Selon le
président des RETIC, Ambroise Mbia, l'objectif de ce festival est de permettre
au public qui aime le théâtre de venir découvrir le théâtre fait en Afrique et
hors d'Afrique par les Africains. « En dehors des spectacles programmés, nous
mettons l'accent sur la dimension formation et des rencontres professionnelles
», a- t-il ajouté.
La femme
artiste de théâtre est le thème de l'édition 2009. « C'est une façon pour nous
d'encourager la femme artiste de théâtre qui s'est révélée ces dernières années
comme étant un acteur de premier plan », a expliqué Ambroise Mbia, ancien
secrétaire général du Festival mondial des arts négro-africains de Lagos
(FESTAC) de 1977. « Il y a 15 ans, ces
femmes ne jouaient que des seconds rôles au théâtre. Aujourd'hui, elles
excellent dans l'écriture, la mise en scène ou dans l'interprétation », a-t-il
poursuivi.
La
délocalisation du festival dans d'autres villes du Cameroun (Douala, Dschang et
Buea) fait partie des innovations de l'édition 2009.
Les 3 ateliers
de formation prévus pour la 17e édition portent sur la régie, le son et la
lumière ; le conte et la mise en scène. Les rencontres professionnelles se
feront entre l’Association des régisseurs d'Afrique centrale, les femmes
artistes de théâtre d'Afrique centrale et les jeunes artistes.
Les
participants viennent du Cameroun, Gabon, Tchad Congo, Centrafrique, Bénin,
République démocratique du Congo, Côte d' Ivoire, Allemagne, Grèce, France,
Etats-Unis, Pérou. Certains grands noms de cet art sont attendus à ces
rencontres à savoir : Were Were Liking du Cameroun basée en Cote d'Ivoire, la
princesse Rabiatou Njoya (Cameroun), Lia Karavia, dramaturge, comédienne et
metteur en scène (Grèce) et Guy Joël Ntchango, professeur d'art dramatique et
metteur en scène du Gabon.
Créées en
1990, les RETIC, reconnaît le promoteur, ont eu un impact positif sur de
nombreux artistes du théâtre camerounais et africain. « Beaucoup d'artistes ont
obtenu des bourses de formation grâce au RETIC, d'autres ont signé de gros
contrats pour des grands rendez-vous de spectacle de théâtre internationaux »,
a- t-il affirmé.

Théâtre: Pleins
feux sur la femme artiste de théâtre
Par Souley Onoholio | Jeudi 19 novembre 2009 |
Une fois
n’est pas coutume. Les 17ème Retic de cette année, ont fait un choix noble :
celui de célébrer les grandeurs et les services rendus au théâtre par la femme
artiste. Pour ne pas faire les choses à moitié, le comité d’organisation a,
dans son casting, fait appel à des célèbres invitées d’honneur du festival
comme la grande royale tchadienne Maryam Mayoumbila, la Camerounaise Wéré Wéré
Liking et la princesse Rabiatou Njoya. En lever de rideaux de la programmation
des spectacles qui a débuté mercredi au centre culturel français de Yaoundé et
qui iront jusqu’au 24 novembre, l’on a assisté à l’organisation d’un stage de
régie technique son et lumière dirigé par Francis Béïdi au Centre Zingui, de
même qu’il y a eu un stage atelier des contes dirigé par la française Martine
Quentric.
L’une des
originalités des Retic cette année, est portée sur l’ouverture, avec la
programmation des spectacles de théâtre au centre culturel français de Douala
et aux Alliances franco-camerounaises de Dschang et Buéa. Au programme
également, un stage-atelier de mise en scène dirigé par Wéré Wéré Liking à la
Case des arts, la réunion des régisseurs d’Afrique centrale, une table ronde
sur le thème : «l’art théâtral au féminin» animée par la princesse Rabiatou
Njoya.
Devant la
dérive et les multiples imbroglios qui plombent les droits d’auteurs et les
droits voisins des droits d’auteurs, le partenariat avec la Sociladra débouche
sur un séminaire-atelier consacré à la connaissance des droits d’auteurs par
les artistes. En marge de la réunion de l’association des femmes artistes de
théâtre de l’Afrique centrale, le 24 novembre aura lieu en apothéose, une
cérémonie solennelle d’hommages à sept doyennes du théâtre : Wéré Wéré Liking,
princesse Rabiatou Njoya, Maryam Mayoumbila, Massan A Biroko, Anna Tany Tang,
Lia Karavia (Grèce) et Martine Quentric (France). S’agissant des spectacles, le
public et les festivaliers auront l’embarras de choix.
Plus qu’un
festival du théâtre…
Bien plus
qu’un festival du théâtre, les Retic sont aujourd’hui la manifestation
camerounaise d’envergure internationale la plus ancienne dévolue au théâtre.
Elle constitue pour le public camerounais, jeune et adulte, une occasion dans
l’année de regarder plusieurs pièces de théâtre de qualité internationale
sélectionnées parmi les plus en vue produites en Afrique et dans le monde.
Depuis maintenant 17 ans, les Retic attirent pendant plusieurs jours un public
particulièrement nombreux. Des professionnels parmi les plus grandes figures du
théâtre national et international s’y retrouvent pour des échanges, des
concertations, des stages et des ateliers. L’édition 2009 et 17ème du genre,
épouse tout le caractère d’une manifestation à la fois unique et mythique. Elle
se tient du 17 au 24 Novembre 2009 à Yaoundé, Douala, Buéa et Dschang.
Plusieurs compagnies et invités en provenance de : Cameroun, Grèce, Gabon,
France, Tchad, Etats-Unis, Congo, Centrafrique, Pérou, Bénin, Allemagne,
République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire y prennent part…
Le Messager
(quotidien sénégalais)
Rencontres théâtrales internationales
du Cameroun 2009
L'art théâtral au féminin pour cette dix-septième édition
Par Mamy SY
Jeudi 19
Novembre 2009
©
Les Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic) ont débuté
depuis le mardi 17 novembre dernier. Pour cette dix-septième édition, l'accent
sera mis sur les doyennes du théâtre qui ont excellé sur les planches.
___________________
Les
Rencontres théâtrales internationales du Cameroun battent leur plein. Ouvert
depuis le mardi 17 novembre dernier, ce grand rendez-vous des artistes et
comédiens du théâtre, pour cette année, va mettre l'accent, sur la femme
artiste de théâtre. Une manière d'encourager la femme artiste de théâtre en
général ; comme l'a si bien expliqué son initiateur, Ambroise Mbia, acteur,
metteur en scène camerounais et par ailleurs ancien Secrétaire général du Festival
mondial des arts négro-africains de Lagos. C'est que les femmes artistes de
théâtre, il y a quinze ans, remarque Ambroise Ebène, ne jouaient que des
seconds rôles, Aujourd'hui, elles excellent à la fois, dans l'écriture, la mise
en scène, l'interprétation. Rien que pour cela, elles méritent des
encouragements. A cet effet d'ailleurs, sept doyennes des planches seront
célébrées au cours d'une cérémonie solennelle d'hommage.
Délocalisées
pour cette fois dans quatre villes du pays, à savoir, Yaoundé, Douala, Buéa,
Dschang, ces dites rencontres se déroulent simultanément dans neuf sites
réservés pour l'occasion. Une innovation dans ces Retic, qui enregistrent la
présence de grands noms du théâtre issus du Gabon, du Tchad, du Congo, de
Centrafrique, du Bénin, de la République démocratique du Congo, de la Côte
D'Ivoire, de la France, de l'Allemagne, de la Grèce, des Etats Unis, du Pérou
et, bien entendu, du Cameroun.
Pour cette
dix-septième édition, qui prend fin le 24 novembre prochain, une multitude de manifestations
sont au programme ; notamment la réunion de l'Association des régisseurs
d'Afrique Centrale, prévue cet après-midi, la table ronde sur le thème «L'art
théâtral au féminin» qui sera animée par la Princesse Rabiatou Ndjoya, ce sera
ce vendredi au Centre culturel français de Yaoundé. A ces rencontres
professionnelles s'ajoutent les colloques et symposiums, les atelier de
formation et de mise en scène, le séminaire sur les droits d'auteurs et
voisins, les rencontres autour d'œuvres littéraires dirigés par des icônes de
la dramaturgie ; parmi lesquelles Were Were Liking du Cameroun, basée en Côte d'Ivoire
; Guy Joël Ntchango, professeur d'art dramatique et metteur en scène du Gabon ;
Lia Karavia, dramaturge-comédienne, metteur en scène de la Grèce.
Diverses
distinctions (la Couronne d'Ebène par exemple) sont décernées, au sortir de ces
rencontres qui donnent aux comédiens la possibilité d'obtenir des contrats et
des bourses qui leur permettent de tourner à travers le monde. Une façon de
promouvoir davantage leurs talents.
Organisées
par le Centre Camerounais de l'Institut International du Théâtre-Unesco sous
l'égide du Ministère camerounais de la Culture, les Retic ont été crées en
1990, dans le but de «promouvoir un théâtre de recherche inspiré des rites et
coutumes de l'Afrique et d'instaurer un dialogue entre ces valeurs nouvelles et
les techniques dramatiques conventionnelles».
Régisseur de
spectacle : Le faiseur des rois
Par Parfait Tabapsi
23 Nov
2009
Invisible du public, il s’occupe pourtant de la mise en forme des
spectacles sur la scène.
Depuis le
17 novembre dernier le public de Douala et de Yaoundé a droit à des spectacles
de qualité. Des spectacles de théâtre donnés dans le cadre de la 17è édition
des Rencontres théâtrales internationales de Yaoundé (Retic) qui s’achèvent le
24 novembre prochain. Un festival goupillé par Ambroise Mbia et son équipe qui
ont placé au centre de leurs préoccupations pour cette année «la femme artiste
de théâtre» comme l’indique la thématique.
Si les
spectacles sont de qualité, cela est en partie dû à la régie lumière. Un
travail qui consiste selon Francis Béidi qui anime un atelier sur la question
en marge du festival à «organiser ou à coordonner des matériels d’un spectacle.
Et j’entends par là les décors, le son, la lumière, la logistique, etc.» Un
poste «indispensable» dans la réussite de tout spectacle de théâtre et qui
commande au technicien en charge de ne se tromper ni sur le choix des couleurs,
ni sur celui du décor et d’avoir la maîtrise qu’il faut pour ce qui est du son.
Depuis le
17 novembre dernier, M. Béidi prodigue conseils et astuces à des apprenants
venus de plusieurs pays et qui sont animés par la flamme du métier. «C’est une
bonne chose car pour faire ce métier, il faut de la passion, sinon on n’y
arrive pas». Mais la passion à elle seule ne suffit pas. «Il faut en plus des
qualités humaines irréprochables comme la patience, le respect, la solidarité
et bien sûr une bonne connaissance des outils de travail».
Connaissance
qui passe par une formation de qualité. Si M. Béidi a usé de formations et de
stages à n’en plus finir depuis une dizaine d’années qu’il a embrassé le
métier, suite à une déception sur un podium alors qu’il déclamait des poèmes,
il reste qu’il conseille aux apprenants «de faire la série maintenance
audiovisuelle dans les établissements scolaires du secondaire ou du supérieur».
Et si l’on parvenait au bout de ce cursus à décrocher un Bts, «ce serait
l’idéal», renchérit notre spécialiste.
Pourrait
alors s’ouvrir pour le néophyte les portes de la reconnaissance. Surtout que
les spectacles chez nous brillent par un manque de professionnalisme à ce
niveau. Le jeu d’acteurs a beau être bon, le texte excellent, si le régisseur
ne suit pas, c’est l’ensemble qui en pâtit avec le risque d’un mauvais rendu
assuré. C’est pourquoi Francis Béidi suggère à tous ceux qui voudraient faire
carrière «d’avoir une flamme artistique. Tout régisseur de spectacle doit
pouvoir maîtriser la technique des décors, la scénographie et même être un peu
acteur au moins dans l’âme. C’est en tout cas ma touche à moi».
Une touche
personnelle qui lui a permis de se faire un nom dans le théâtre aussi bien au
Cameroun, en Afrique (il a intégré l’équipe technique du Marché des arts et des
spectacles d’Abidjan depuis quelques années), qu’en Europe où il est le
directeur technique de Dansart, un théâtre privé à Bielefeld en Allemagne,
depuis quatre ans. Aussi, il convie les jeunes à le rejoindre pour sauver un
peu le théâtre camerounais qui «souffre de nos jours de l’absence de
techniciens comme les régisseurs. Beaucoup le font ici sans savoir ce qu’il en
est et parce qu’il n’y a pas de technicien formé.» Avis donc aux amateurs qui
peuvent trouver là un filon à creuser. Surtout s’ils décident de rencontrer
Francis Béidi qui «vit au Cameroun malgré les sollicitations» qui l’amènent à
voyager.
Retic : le
festival ferme ses portes demain
Monica NKODO
Le 23
novembre 2009
Pour la clôture du festival de théâtre, les femmes seront une fois de plus
à l’honneur.
Retic 2009 :
Rideau en humour et en hommage
26 Nov
2009
Par Parfait Tabapsi
La dernière scène de la 17è édition a eu lieu mardi au Centre culturel
François Villon de Yaoundé, devant un public des grands jours.
Ainsi donc
pendant que le pays s’embrasait au début des années 90 suite à l’effervescence
consécutive au vent d’Est et à l’ouverture démocratique, le jeune Valéry Ndongo
faisait ses classes. «Parce qu’il n’y a pas de conservatoire chez nous et parce
que ça coûte cher en tout cas, c’est au kwat [quartier] que j’ai fait ma
formation d’acteur». Cela en fréquentant assidûment les «Video clubs» qui
diffusaient à longueur de journée des films divers dans les entrailles des
sous-quartiers de Yaoundé. C’est dans ces baraquements de fortune et entre deux
causeries qu’il a entamé une histoire avec le cinéma qui allait l’amener plus
tard à créer un personnage fort ironique du nom de James Black.
Si le
spectacle de Valery Ndongo a tant fait marrer le public, il reste qu’il n’y eût
pas que de l’humour mardi soir. Ce fût également l’occasion pour Ambroise Mbia
et son équipe de faire le bilan de la semaine qui s’achevait ainsi. Semaine au
cours de laquelle toutes les articulations prévues au programme ont bien été au
rendez-vous. Ce fût le cas des ateliers (il y en a eu trois sur la régie, le
conte et la mise en scène) et des spectacles qui ont eu lieu aux dires du
président du comité d’organisation à Yaoundé, Douala, Dschang et Buea. Lui qui
a aussi ajouté que «quelques manquements ont été observés». Sans toutefois
plomber l’édifice. Un événement dont le retour après une édition manquée
l’année dernière a été salué par les amoureux du théâtre. Qui ont répondu en
nombre pour cette dernière scène. Une scène qui a vu les femmes du théâtre être
reconnues par leurs pairs.
Un vœu
dont on pourrait évaluer le niveau de réalisation lors de la 18è édition
qu’Ambroise Mbia a promis de mettre en route au sortir de celle-ci. Et qui est
prévue du 17 au 25 novembre 2010.
Retic : Un salut
aux dames pour finir
Par Charles
Le Grand TCHAGNENO
[26/11/2009]
Les rencontres
théâtrales se sont achevées mardi avec une cérémonie d’hommage aux doyennes du
théâtre.
«La femme,
artiste de théâtre ». C’est le thème que les organisateurs des Rencontres
théâtrales internationales du Cameroun (Retic) avaient choisi pour l’édition de
2009. Une édition qui aura essayé, tant bien que mal, de mettre en valeur la
femme artiste. Pour preuve, les spectacles présentés, pour l’essentiel, étaient
l’œuvre de femmes. Ces dernières ont participé aux différents ateliers de
formation, ainsi qu’à l’animation des tables rondes. Et pour clôturer le tout,
un hommage a été rendu aux doyennes du théâtre. Un certificat d’hommage et un
trophée a ainsi été remis à chacune d’elles mardi dernier au Ccf de Yaoundé. De
l’avis de l’organisation, il s’agit de remercier ces dames pour leur «
participation à la promotion du théâtre en général et du théâtre africain en
particulier. »
Elles
étaient finalement six au total. La Tchadienne Maryam Mayounibila, la Française
Martine Quentric, les Camerounaises Anne Tagni Tang, Brigitte Massa A Biroko,
la princesse Rabiatou Njoya et la célèbre Were Were Liking. La septième
doyenne, Lia Karavia, étant rentrée urgemment dans son pays en Grèce. Were Were
Liking aura ces mots : « A l’origine, quand les gens partaient travailler, nous
disions que nous allons jouer. Plus tard, les parents nous faisaient comprendre
que nous avions assez joué et qu’il fallait travailler. Pourtant, le théâtre
est un travail aussi harassant, sinon plus, que les autres ». Par cette anecdote,
elle a appelé les jeunes qui ont reçu les attestations au terme de leur
formation dans les trois ateliers de régie générale, de mise en scène et de
conte, à travailler avec beaucoup d’ardeur. Et en mélodie, elle a remercié les
organisateurs et le public.

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