Cameroon Tribune
CULTURE Lundi 19 Novembre 2007
Retic
: des turpitudes conjugales en entrée
par Rita Diba
Les
Rencontres théâtrales internationales du Cameroun
ont levé le rideau samedi à Yaoundé.
Après
la
solennité de la cérémonie
d’ouverture,
présidée par le Ministre de la culture Ama Tutu
Muna au
Djeuga Palace, le show a repris ses droits samedi soir au Centre
culturel français de Yaoundé. La pièce
d’ouverture des Retic 2007, « Caprices de femmes
» de
la compagnie Nkul Ekan, écrit par Jean-Marie Nengue Ottou,
mise
en scène par Blanche Bilongo et Elandi Ngono, tous deux des
comédiens, a donné le la. Pour
l’occasion, retour
au bon vieux théâtre qui déclenche des
éclats de rire.
Sur la
scène, le
décor d’une maison quelconque, symbole de la
grisaille qui
anime le quotidien des petites gens. Un garde-manger terriblement
dépouillé. Au milieu de ce décor
plutôt
moribond, des personnages bien vivants, une femme, Suzanna, qui se
plaint de la condition misérable de son mari, qui
s’appelle Zozo et bégaie en plus. Le pauvre va se
retrouver dans un engrenage enclenché par ses propres
mensonges,
dans une tentative désespérée de
sauver son
mariage.
Et la
machine se met en
marche, par les bons soins de la machiavélique voisine,
Makala,
qui, par petites poussées, retourne Suzanna contre son
époux. Lui faire simuler une grossesse pour transformer son
mari
en esclave. Le transformer en une sorte d’Ibrahima Dieng,
anéanti de dettes. Dans une société
où le
seul mot qui régit les rapports homme/femme est domination.
Et
les propos de Makala l’illustrent fort à propos,
quand
elle sent Suzanna faiblir : « Il ne faut pas avoir
pitié
des hommes, parce qu’ils n’ont pas pitié
des femmes
». Le pouvoir de Makala s’inscrit jusque dans les
costumes
des comédiens, elle change de vêtements
à chacune
de ses apparitions. Tandis que Zozo, victime de cette vengeance
féminine, garde les mêmes oripeaux
jusqu’au bout.
Suzanna se dépouillera quant à elle de ce foulard
et ce
tissu pagne, pour laisser luire ses rastas. Symbole éclatant
de
sa totale révolte. À la manière
d’un
marionnettiste, Makala va faire jouer une tragédie conjugale
à un couple transformé en pantins.
Mais
« Caprices de
femmes » n’est pas une tragédie,
plutôt une
bonne comédie. Dans une salle transformée en
espace de
jeu par les interpellations faites au public, des lumières
qu’on aurait voulu parfois plus crues, la fin est heureuse.
Des
comédiens parfaitement fondus dans leur rôle.
Particulièrement le duo féminin, Blanche Bilongo,
la
naïve et bébête Suzanna, Myriam Mengue,
la fourbe
Makala, dont le personnage aura le plus fasciné le public.
Elandi Ngono, lui, prendra peu à peu ses marques au fur et
à mesure du déroulement de la pièce.
REPÈRES-CM
Culture & loisirs | 21 Nov 2007
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Retic
2007 : Gohou se produit au palais des congrès
par PCA
Le comédien ivoirien sera sur scène le 22
novembre, dans
le cadre de la 16ème édition des rencontres
théâtrales internationales du Cameroun (Retic)
ouvertes
le17 novembre.
Le spectacle " caprices de femmes " de la
compagnie Nkul
Ekang, mis en scène par M. Elandi Ngono et Blanche Bilongo,
aura
mis le public du centre culturel français de
Yaoundé dans
une ambiance de fête. L'histoire, qui parle des questions de
domination et de vengeance conjugales, met en scène des
personnages qui font face aux rudesses d'un quotidien pas toujours
évident. Pendant plus d'une heure, rires, youyous,
interpellations à l'endroit du public et bien d'autres cris
de
joie ont meublé cette première soirée
de
spectacles dédiée au théâtre
africain.
Dans la matinée, la
cérémonie
d'ouverture a donné lieu à des discours qui
faisaient
tous l'apologie du développement des arts du
théâtre. Pour le président des Retic M.
Ambroise
Mbia, en 16 éditions, l'événement a
grandi en
prestige. Des comédiens ont
bénéficié des
tournées à travers le monde après le
déroulement de la 15ème édition.
Au-delà de
cet acquis, les Retic ont initié plusieurs actions de
formations
qui ont conduit plusieurs comédiens sur le chemin du
professionnalisme.
Sur le terrain des spectacles, le public a eu
droit depuis
le 17 novembre 2007 à la production sur scène de
" Prison
" de la compagnie Workshop of Nea Smyrni de Grèce, de " Tale
of
lonely man" d'Israël, de " Coup de vieux " de la compagnie
Albatros de Garoua. La grande attraction de la manifestation reste
l'arrivée du comédien ivoirien Gohou alias Kofi
gombo. Le
comédien sera à Yaoundé le 21 novembre
et se
produit au palais des congrès de Yaoundé les 22
et 23
novembre 2007.
Pour le reste, le programme prévoit
des rencontres
de directeurs et de régisseurs de festival d'Afrique
centrale.
Des hommages aux hommes de théâtre et des
rencontres entre
femmes de théâtre de la région
d'Afrique centrale
sont également prévus. Le
côté
pédagogique verra la tenue d'un atelier sur les courants de
mise
en scène, animé par M. Gunther Beelitz, du 19 au
24
novembre. L'évènement qui marque la
rentrée
théâtrale du pays connaît aussi la
participation de
plusieurs troupes étrangères qui
interprètent des
rythmes et chants traditionnels du Cameroun.
Quotidien Mutations
SUPPLEMENT CULTURE | 22 Nov 2007
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Théâtre
: Les Retic tiennent le rendez-vous
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Spectacles et rencontres
professionnelles constituent les principaux axes du 16è
festival.
par Justin
Blaise Akono
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"Où sont
passées les Retic ? Où
se tiennent-elles?" Se demandaient encore certaines personnes au Centre
culturel français (Ccf) mardi après-midi, se
rappelant
aux bons souvenirs de l'animation autour des rencontres
théâtrales internationales du Cameroun (Retic)
lors de la
quinzième édition tenue en 2006. Cette question
aurait
toute sa valeur en tenant compte des inquiétudes du
président du festival, Ambroise Mbia, quelques jours avant
le
lancement des rencontres théâtrales le 17 novembre
dernier, que cette édition serait beaucoup plus difficile,
compte tenu des moyens limités. Mais, "nous avons
décidé de travailler sur la formation et la
diffusion,
deux axes importants du théâtre et de la culture
en
général", a souligné le
président du
festival.
Au Musée nation qui tient lieu de
village du
festival, c'est presque un calme plat. Une vingtaine de personnes
assises d'une manière circulaire discutant. D'autres
traînent. Un air de timidité par rapport
à
l'année dernière. "Mais, les formations
professionnelles
ne concernent pas le grand public", explique Ambroise Mbia pour qui le
programme du festival est bien respecté. "Nous avons
annoncé des spectacles, des personnalités, des
rencontres
et formations professionnelles. Tout ce qui a été
prévu se déroule bien ", indique-t-il. Ainsi,
l'Allemand
Gunther Beelitz a animé un stage sur les
différents
courants de mise en scène et la direction d'acteurs. Une
vingtaine de stagiaires professionnels y ont pris part.
"L'intérêt qu'ils ont porté
à cette
rencontre est très grand au regard de leur
assiduité", a
remarqué Ambroise Mbia.
Expériences
Dans le cadre de l'espace carrefour, plusieurs hommes de
théâtres, notamment des metteurs en
scènes ont
échangé avec les artistes locaux sur leurs
expériences. A l'instar de l'Israélien Ofer
Amram,
metteur en scène de "a tale of lonely man", une
pièce
jouée mardi dernier. Ofer Amram, qui a donné une
conférence de presse mardi dernier au centre de lecture
publique
de Yaoundé a aidé le festival en apportant un
matériel de décor de plus de 700 kilogrammes. Le
Tchadien
Vandar Dorsoma a présidé au Musée
national,
village du festival, la réunion des directeurs et
administrateurs de festivals d'Afrique centrale. Rencontre pourtant
prévue au centre d'art contemporain Africréa de
Bastos
où se déroulent quelques-uns des spectacles.
A l'instar des "Dernières nouvelles
des jambes
d'Alice", une mise en scène du Franco-tchadien Laurent
Vacher,
présentée mardi dernier. "Les spectacles sont
bien
organisés et font courir un important public", a
confié
Jules Eloudi, un jeune qui dit avoir suivi trois spectacles depuis le
début des Retic, au moment où les salles se
vident au
regard de la mauvaise programmation ou de la qualité
même
des spectacles.
Pour les responsables des Retic, les canons de
l'art sont
respectés, en plus de la sélection des troupes
venues de
plusieurs pays d'Europe et d'Afrique.
Et c'est avec beaucoup de plaisir que le
président
des Retic a confirmé l'arrivée hier soir au
Cameroun de
l'Ivoirien Michel Gohou alias "Koffi Gombo", pour ajouter la
crédibilité du rendez-vous, "en dépit
des
difficultés financières". Cet humoriste, par
ailleurs
comédien et metteur en scène bien connu des
téléspectateurs camerounais doit
présenter deux
spectacles au Palais des congrès de Yaoundé les
vendredi
et samedi prochains autour de son nouveau sketch, le "Blanko". Son
premier contact avec le public camerounais, au cas où il est
arrivé, devrait être lors d'une
conférence de
presse cette après -midi au village du festival, selon le
programme communiqué par le chef de ce village, Valery
Ndongo.
Cameroon
Tribune
CULTURE Jeudi 22 Novembre 2007
Retic : entre planches et
ateliers
par Alliance NYOBIA
Représentations
théâtrales et activités annexes
meublent le festival depuis samedi dernier.
Un
groupe
d’artistes venus d’Israël travaillant avec
des
danseurs camerounais sur la danse contemporaine. Le spectacle
était visible avant-hier en mi-journée
à
l’espace Oyenga, au quartier Fouda. Hier, une rencontre
culturelle était prévue entre ces mêmes
artistes et
des enfants de la rue, à l’auditorium Jean-Paul
II. Lundi
dernier, c’est sur les planches du Centre culturel
français de Yaoundé que les Israéliens
se sont
produits, offrant « A tale of a lonely man » au
public,
dans le cadre des Rencontres théâtrales
internationales du
Cameroun (Retic, 16e édition). C’est dire que les
articulations ne manquent pas au cours de cette édition
2007,
prévue du 17 au 25 novembre, avec pour invité
d’honneur le comédien ivoirien Michel Gohou.
Aujourd’hui,
le
programme prévoit, entre autres choses, une
réunion de
l’Association des directeurs et administrateurs de festivals,
à l’espace Africréa. Le
Musée national,
retenu comme village du festival, va pour sa part abriter une rencontre
avec Lia Karavia, comédienne et metteur en scène
de
nationalité grecque, puis une rencontre avec Elise Mballa
Meka,
Pca de la Sociladra. Un peu plus tard dans la journée, une
conférence sur le théâtre
israélien (pas
spécialement connu au pays de l’Oncle Otsama) est
programmée à la Centrale de lecture publique de
Yaoundé.
Mais
tout ne se passe
pas que dans la capitale. C’est ainsi
qu’à
l’université de Yaoundé II à
Soa, la
pièce « Le coup de vieux » sera
exécutée par le Théâtre
Albatros de Garoua.
A Mfou, l’Espace culturel Yaro (Congo Brazza et
Guinée) va
proposer « Saint Monsieur Baly » au public.
Yaoundé
ne sera pas sevré de théâtre, cependant
: «La
voix des arbres » et « Prison », des
pièces
respectivement française et grecque, sont prévues
au Ccf
et à Africréa. Les inévitables
amateurs
d’ambiance peuvent toujours se donner rendez-vous le soir au
Musée national, où les organisateurs annoncent
une
animation musicale, chorégraphique et humoristique.
Dans
le flot des
activités proposées, deux temps forts peuvent
être
néanmoins relevés pour
l’édition des Retic
de cette année : d’abord la
cérémonie
d’hommage à quatre doyens des arts de la
scène,
Marcel Mvondo II, Charles Nyatté, Victor Elamé
Musinga et
Sankie Maimo, prévue vendredi au Ccf. Puis le spectacle que
donnera la Compagnie Michel Gohou la soirée du
même
vendredi au Palais des Congrès. Ceux qui n’auront
pas
assez rigolé à cette occasion pourront toujours
assister
à la table ronde sur l’humour et le rire
organisée
le lendemain au Musée national. Ce sera alors la veille du
jour
de clôture des Retic.
Quotidienmutations
CULTURE | 23 Nov 2007
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Michel Gohou : La souffrance m'a beaucoup inspiré
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Le
comédien ivoirien connu sous le nom de Cauphy Gombo
dévoile les secrets du spectacle qu'il donne ce soir et demain
à Yaoundé.
Propos recueillis par Justin Blaise Akono
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Votre nouveau sketch parle de Blanko. De quoi s'agit-il dans cette pièce ?
C'est
une histoire de Blanc à la peau noire. Nous jetons un regard
critique sur nos frères qui reviennent d'Europe et passent pour
être des Blancs, laissant croire aux jeunes que l'El Dorado c'est
ailleurs. Nous tentons alors de sensibiliser les jeunes. La
pièce qui dure 50 minutes se joue à deux. Je suis Blanko,
le Blanc-Noir. Ce spectacle a été créé pour
les Retic.
Pensez-vous
réussir sur les planches alors que vous êtes
présenté comme comédien de
télévision ?
Le
théâtre c'est la vie. Au commencement était le
théâtre et c'est le moyen idéal pour sensibiliser.
Quant à la différence avec le cinéma, ce dernier
est le cadet du théâtre. Si au cinéma, on peut se
tromper et recommencer, au théâtre, ce n'est pas possible.
Même si nous improvisons beaucoup.
Quand faites-vous la différence entre l'humour et le théâtre ?
Vous
êtes un comédien lorsque vous jouez une pièce.
Être humoriste, c'est faire rire. Mais, dans la même
pièce, les uns peuvent rire pendant que les autres pleurent. Et
dans Blanko, tout le monde sera servi ce soir et demain.
Pensez-vous avoir exploité votre handicap vous réussir ?
Je dois
reconnaître que je ne passe plus inaperçu. Mais, en ce qui
concerne ma malformation, je ne suis pas handicapé. Je joue
même au football. Chaque homme dans le monde a un défaut.
Au moment où les gens prenaient ma déformation pour un
handicap, j'ai beaucoup travaillé pour faire autant que les
autres, voire mieux. Je conduis ma voiture, j'ai quatre enfants, [etc.]
Êtes-vous malhonnête comme vous vous présentez dans Cauphy Gombo ?
Pas du
tout ! Je joue l'histoire de tout un chacun. Je permets aux uns et aux
autres de connaître leurs droits. Il ne s'agit pas seulement des
Ivoiriens, mais de tout le monde. Je l'ai appris pendant mes
années de galère. C'est d'ailleurs dans la
difficulté qu'on apprend beaucoup, qu'on a l'œil ouvert et
l'oreille tendue. C'est pendant les cinq ans de problèmes
politiques que les artistes ivoiriens ont été très
inspirés.
Quel est votre parcours dans ce métier ?
J'ai
beaucoup appris de ma galère. J'ai surtout appris sur le tas.
Issu d'une famille pauvre, j'ai été paralysé et
suis allé me faire soigner au Burkina Faso. N'ayant pas pu
poursuivre mes études, j'ai fait beaucoup de petits
métiers : vendeur d'eau, boutiquier, électronicien,
blanchisseur, il fallait survivre. Et, c'est à partir de cette
galère que j'ai été inspiré. Mais, j'avais
déjà commencé le théâtre à
l'école primaire. Je joue ma première véritable
pièce de théâtre, "l'inconscient " en 1985.
J'étais déjà conscient. J'intègre la
compagnie de théâtre de Côte-d'Ivoire en 1992. Date
qui correspond avec la création des Guignols d'Abidjan, qui nous
ont rendus célèbres aujourd'hui.
Quotidienmutations
CULTURE | 23 Nov 2007
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Sortie : Un week-end au bout du rire
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Les Retic et le concours mister Cameroun constituent les évènements culturels majeur de cette fin de semaine.
Par Justin Blaise Akono
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Les
Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic)
ont annoncé la présence de l'humoriste ivoirien Michel
Gohou, plus connu par les téléspectateurs camerounais
sous le nom de Cauphy Gombo. Michel Gohou est arrivé au Cameroun
mercredi soir et a donné une conférence de presse hier
à Yaoundé. Conférence pendant laquelle "Cauphy
Gombo" a pu dévoiler les contours de son spectacle conçu
pour les Retic. Il donne deux spectacles au Palais des Congrès
sur son nouveau sketch, le Blanko. L'un ce soir, l'autre demain. Michel
Gohou apporte ainsi l'une des lumières sur les planches de
Rectic, qui s'achèvent dimanche prochain, après plusieurs
spectacles, des rencontres professionnelles ainsi que des stages de
formation, à l'instar du stage sur les différents
courants de mise en scène et la direction d'acteurs. Bien avant
le deuxième spectacle de Michel Gohou demain, la troupe
Théâtre Albatros de Garoua donnera un "Coup de vieux" au
Centre culturel français de Yaoundé.
Autre
festival, autre lieu, le Ngondo 2007 se poursuit au bord du Wouri
à Douala. Ce, jusqu'au 2 décembre prochain. Le festival
dont le thème, comme l'année dernière, porte cette
année sur "Paï o madida" (passons à l'action), a
lancé un concours de peinture sur la lutte contre le Sida.
Concours ouvert aux peintres professionnels et amateurs. A
Yaoundé, les amoureux de la peinture pourront admirer quelques
statues et autres sculptures Bamoun lors d'une exposition que
l'ambassade d'Espagne au Cameroun organise cet après-midi au
Musée national. Cette exposition vient conclure un stage
organisé pendant plus d'une semaine sur l'art Bamoun à
l'ambassade. Pendant que les peintres essayeront de se défier
sur les tableaux du Ngondo, de beaux garçons seront sur les
planches du Hilton hôtel de Yaoundé pour rivaliser
d'élégance. La première édition du concours
de beauté masculine Mister Cameroun mettra aux prises douze
jeunes hommes venus des dix provinces du pays.
Cabarets
Le
musicien Muntu Valdo aurait aussi pu aller défiler et exhiber
ses biceps. Mais, il a choisi la musique, principalement le Sawa Blues.
Il vient d'ailleurs de mettre sur le marché un album dont il est
en train de faire la promotion à travers les centres culturels
et alliances françaises du Cameroun. Il sera en concert ce soir
au Ccf Blaise Cendrars de Douala. Les mélomanes de
Yaoundé renoueront avec leurs cabarets pour admirer les
virtuoses du Bikutsi, après le Festi Bikutsi qui a
rencontré un franc succès la semaine dernière
à Yaoundé. Ainsi, les cabarets tels que Carosel ou la
Fiesta auront leur traditionnelle programmation. L'exception
étant la présence à la Fiesta du chanteur de
Makossa Njohreur Tiger, aux côtés des meilleures voix de
Bikutsi. Le cabaret Liza and Christopher, toujours à
Yaoundé, accueille ces voix demain soir. Il s'agit notamment de
Aï-Jo Mamadou, Véronique Facture, Lady Ponce, pour un
week-end au pas de danse.
Cameroon Tribune
CULTURE Lundi 26 Novembre 2007
Retic : rideau sur fond d’hommage
par Alliance NYOBIA
[26/11/2007]
Avant la clôture hier à Yaoundé, la 16e édition du festival a honoré des doyens samedi.
Marcel Mvondo II totalise plus d’un
demi-siècle de théâtre. C’est en 1956
qu’il a signé ce contrat – longue durée
– avec les planches. Victor Elame Musinga, Charles Nyatté
et Sankie Maimo ont aussi leur comptant de décennies dans le
métier. Ils n’ont donc pas volé l’honneur
à eux fait samedi dernier au Palais des congrès de
Yaoundé, quand la 16e édition des Rencontres
théâtrales internationales du Cameroun (Retic)
amorçait son dernier tournant pour 2007. A l’exception de
Sankie Maimo absent, les trois autres doyens ont reçu des
trophées d’honneur, et montré qu’on peut
être ému à tout âge. En prenant la parole,
ils ont surtout invité la jeune génération
à s’approcher d’eux, à venir s’abreuver
aux sources anciennes. Le public venu à cette soirée au
Pc a vécu d’autres sensations. Le programme des
activités prévoyait en effet la seconde
représentation de « Blanko », spectacle donné
par la compagnie Gohou.
Mais avant que les comédiens ivoiriens
n’attaquent les planches, le Kéguégué
international et surtout Valéry Ndongo ont chauffé la
salle. Belles tranches de rigolade. Le divertissement s’est donc
poursuivi avec l’ami Gohou, dont la seule entrée sur
scène – dans un costume cousu de téléphones
cellulaires – a été chaudement saluée par la
foule. Un show de plus d’une heure présentant un Africain
rentré d’Europe bluffeur et déraciné, et un
pasteur, « non, un prophète ! » autoproclamé.
Le duo va, tant bien que mal, dérouler une pièce ne
manquant pas d’intérêt, malgré quelques
impressions de longueur… N’empêche, l’affiche
aura été une des attractions majeures du festival cette
année. On retiendra aussi le spectacle donné par les
artistes israéliens lundi dernier au Ccf de Yaoundé, et
les prestations des nombreux comédiens venus d’Afrique et
d’Europe.
Les Retic 2007 ont également été le
lieu d’échanges, notamment à travers des rencontres
professionnelles et des espaces carrefours. Hors des salles de
spectacle, il était question, à ces occasions, que le
public par exemple en sache plus sur le travail des hommes et femmes de
théâtre. Peut-être l’occasion de susciter des
vocations. Des vocations pouvaient aussi naître hier lors de la
cérémonie de clôture que les organisateurs avaient
prévue à l’espace Africréa. Les
éventuels indécis peuvent toujours prendre rendez-vous
pour l’édition de l’année prochaine. Rideau !

Quotidienmutations
CULTURE | 30 Nov 2007
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Spectacle : Cauphy Gombo redécouvert sur les planches
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Le comédien
ivoirien a donné deux spectacles la semaine dernière au
Palais des Congrès de Yaoundé.
par Justin Blaise Akono
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Michel Gohou était très attendu à
Yaoundé dans le cadre des rencontres théâtrales
internationales du Cameroun (Retic). Non pas comme un comédien
s'exprimant sur les planches d'un théâtre. Mais, comme ce
bouffon humoriste que l'on admire sur le petit écran à
travers des sit-coms tels "Ma famille", "Les guignols d'Abidjan", etc.
Sur les planches du Palais des Congrès de Yaoundé, Michel
Gohou a présenté le "Blanko", une pièce qu'il a
spécialement écrite pour les Retic, mise en scène
par Ouedraogo Abblass et Michel Boéri. Michel Gohou, joue
l'Africain revenu d'Europe et qui veut se comporter comme un Blanc. "Un
Blanc à la peau noire".
Dans la salle, pendant les deux spectacles, le public est
calme. Certains même en profitent pour faire dodo. "On ne
comprend rien. Ce n'est pas Gohou qu'on connaît-là",
peut-on entendre dans la salle. Puis, des applaudissements et cris de
joie viennent interrompre le silence du public : Michel Gohou vient de
lancer les intonations et autres onomatopées qu'on lui
connaît dans ses sketches. Même si, lorsque, vers la fin de
la fin de la pièce, il se retrouve seul sur la scène, il
revisite l'histoire de la France, du Général De Gaules
à Nicolas Sarkozy. Certains pensent qu'il force le trait.
Hommage
Un monologue presque ennuyeux. Son recours aux
onomatopées et autres intonations vient remettre de l'ambiance
dans la salle des spectacles du Palais des Congrès de
Yaoundé. Mais, bien avant la fin du spectacle, le public
commence à quitter la salle. Or, pour certaines personnes,
Michel Gohou a plutôt été très
impressionnant. Pour l'abbé Jean-Marie Bodo, par ailleurs
artiste, "Michel Gohou a vraiment l'art dans le sang. Il a une
présence scénique extraordinaire et une voix qui porte.
Pour nous qui avons eu l'occasion de le voir, c'est une grande
satisfaction qu'on ramènes". Un avis presque partagé par
Alexis Mouelle Kombi, le directeur de l'institut des relations
internationales du Cameroun (Iric). "Je l'ai particulièrement
trouvé inspiré sur un spectacle à thème.
Au-delà de l'aspect bouffon, il y a un message qu'il a voulu
porté. Il a su faire la satire de cette imitation
imbécile.
C'est un message qui devrait être amplifié.
C'est un spectacle qui permettait de bien terminer le week-end. Et l'on
en redemanderait". Le tchadien Vandar Darsoma, président du
réseau des administrateurs et directeur des festivals de
théâtre d'Afrique centrale estime que, "sur le plan du
théâtre, Michel Gohou a respecté les règles
de l'art. Il a su faire la différence entre la comédie de
scène et celle du cinéma".
Bien avant le deuxième spectacle de Michel Gohou,
les Retic ont rendu hommage à quatre comédiens. Trois
étaient présents à la cérémonie:
Charles Nyatte, qui a commencé le théâtre en 1963
comme Victor Elame Mousinga, et Marcel Mvondo Ii dans le
théâtre depuis 1956. "Que les jeunes consultent souvent
les anciens. Comme l'avait dit le sage Hamadou Ampaté Bâ,
un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle", a
conseillé Marcel Mvondo II.
| "Michel Gohou sera la star des Retic 2007"
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| Écrit par Yves
Mba |
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Le président du festival présente les principales articulations de la
16è édition qui s’ouvre le 16 novembre prochain.
Quels sont les principaux traits de la programmation des Retic 2007
?
Nous accueillons cette année au Retic un spectacle qui viendra
d'Israël et un autre de Grèce. De la Grèce, nous recevons une éminente
comédienne, Ofer Amram qui apporte une pièce jouée en anglais.
La pièce
israélienne est également jouée en anglais. Mais je crois que l'évènement de
cette 16è édition, c'est l'arrivée de Michel Gohou que les camerounais
connaissent davantage sous le nom de Koffi Gombo. Gohou va jouer une pièce
sérieuse intitulée " Blanko ". C'est une pièce spécialement montée pour cette
édition de Retic. D'autres spectacles de la programmation viendront du Tchad,
du Cote d'Ivoire, de France et de Congo- Brazzaville.
Quelle est la place du Cameroun dans ce programme ?
Dans
la sélection camerounaise, il y a une pièce qui m'a beaucoup fait rire. C'est la
pièce "Caprices de femme" de Jean Marie Nengue qui sera jouée par la compagnie
Nkul Ekan dans une mise en scène d'Evina Ngana. Le public appréciera également
une pièce prestigieuse de Sony Labou Tansi. Elle sera interprétée la compagnie
Albatros de Garoua. La troupe avait déjà présenté ce spectacle à la dernière
édition des "Scènes nationales du théâtre camerounais". En général, la
programmation est réduite cette année. Nous aurons certainement 10 spectacles au
lieu de 12. C'est la conséquence du départ de Africalia. Le partenaire belge a
orienté sa politique de soutien vers l'Afrique de l'Est.
En dehors des spectacles, quelles sont les autres activités
programmées ?
Cette année nous avons prévus une cérémonie d'hommage.
Nous voulons rendre hommage aux hommes et femmes qui ont marqué le théâtre
camerounais. Nous avons retenu quatre visages cette année, Marcel Mvondo II,
Victor Elamé Musinga, Sankie Maimo et Charles Nyatté. Nous aurons une rencontre
des directeurs et des administrateurs de festival de théâtre de l'Afrique
centrale. On annonce également des réunions des femmes artistes et des
régisseurs de la sous région. Une conférence est prévue sur le rire. Elle sera
animée par Michel Gohou. Il y aura comme d'habitude beaucoup d'animation
musicale et chorégraphique et des rencontres professionnels au village du
festival. Le village sera situé au Musée national.
|

No piti in bizness
Écrit par Cathy Yogo
Le comédien ivoirien se produit ce soir au palais des Congrès de Yaoundé.
Hier, jeudi 22 novembre 2007, le comédien ivoirien
Michel Gohou, coiffé d'un chapeau à larges bords, une
chaîne autour du cou portant une médaille en forme de
carte de l'Afrique, et dont il ne se sépare presque pas, est
arrivé au restaurant Les Délices à bord d'une
magnifique voiture de couleur verte.
Le comédien et acteur de théâtre tient
là son point de presse. Quelques curieux et une vingtaine de
journalistes l'y attendent déjà. Chacun veut, qui, avoir
la première image, qui, le premier son.
Pour ce rendez-vous avec les hommes des médias
camerounais, Michel Gohou est accompagné de son metteur en
scène, Ouedraogo Ablas, et de son compagnon de scène,
Daouda Traoré. Il y a aussi la représentante du Studio
225, l'agence qui le manage. "Nous sommes sous contrat avec Michel
Gohou. Pour ses spectacles, il faut désormais contacter notre
agence", explique Yolande Bogui, la directrice commerciale et marketing
du Studio 225. Le mari de Nastou dans la troupe théâtrale
les Guignols d'Abidjan, et de Clé-Clé dans le
feuilleton "Ma famille", fait désormais les choses en grand.
Très vite, Michel Gohou brise la glace et parle de
lui. "La clé de mon succès c'est le travail. Je n'ai
jamais fait d'école de théâtre, je me suis
formé dans ma galère et auprès de certains grands
frères", tient-il à préciser. En effet le parcourt
de Michel Gohou est exceptionnel. Sorti d'une terrible maladie qui l'a
paralysée durant de longues années, celui qu'on
connaît également sous le pseudonyme de Cauphy Gombo
décide de se "défendre". Il multiplie les petits
métiers et fait parallèlement du théâtre.
Michel Gohou se fait connaître du grand public en 1992
avec les "Guignols d'Abidjan". Avec Sédatif Maïga et le
Vieux Siliki, il forme l'ossature de départ de la troupe. Pour
sa prestation, aujourd'hui et demain 24 novembre, au palais des
Congrès, à l'occasion des Rencontres
théâtrales internationales du Cameroun (Retic), Michel
Gohou va se produire dans "Blanko" avec Daouda Traoré.
Cette pièce de 50 minutes, jouée en duo, sensibilise les
jeunes sur les dangers de l'expatriation.
Le JOUR Quotidien
Créer de nouveaux espaces en Afrique centrale
Écrit par Raoul Nkondock
C'est l'un des thèmes de la
réflexion des directeurs de festivals de la sous région
hier au Musée national.
Réfléchir sur les actions à mener
dans le futur, et voir ce qui a été fait par le
passé, c'est la raison pour la quelle une réunion
ordinaire, de l'association des festivals d'Afrique centrale
s'est tenue hier matin, au Musée national de
Yaoundé.
Réunis dans le cadre des rencontres
théâtrales internationales du Cameroun (retic), les
présidents des festivals, ont planché sur des
thèmes tels que la promotion du théâtre dans la
sous- région, la création de nouveaux espaces pour faire
circuler les artistes et leurs créations, ainsi que la mise sur
pied des structures permettant aux comédiens de s'auto financer.
Le talon d'Achille du théâtre en Afrique
centrale, ce sont les moyens financiers, affirme le président du
festival international des arts dramatiques et plastiques pour l'union
et la paix (Fiadpup), le Tchadien Ismaël Vangar Dorsouma. Selon
lui, "les artistes ne peuvent compter que sur des subventions
extérieures, les Etats de la sous région n'appuient
pas le théâtre. Seuls les Camerounais, les
Tchadiens et les Congolais sont représentés ici ;
les Centrafricains par exemple n'ont pas pu se déplacer, faute
de moyens". Ambroise Mbia le promoteur des Retic, abonde dans le
même sens, et constate l'absence de sponsors pour le
théâtre. Il reconnaît cependant avoir
bénéficié du soutien du ministère de la
culture. C'est ce qui expliquerait l'aspect désolé du
village du festival, situé à l'esplanade du Musée
national.
Les présidents des festivals se disent satisfaits
dans l'ensemble du déroulement des (Retic). "Parvenu à mi
parcours, ce festival a permis aux comédiens d'échanger.
Je crois que nous avons atteint notre objectif de vulgariser le
théâtre, de donner l'occasion au public de
découvrir des spectacles de qualité. Et le public a
répondu présent au rendez vous", s'est rejoui Ambroise
Mbia. Et d'ajouter que la mission est de créer des synergies :
"moi j'ai crée l'association des femmes artistes d'Afrique
centrale".
Peu, très peu d'artistes camerounais sont,
malheureusement, présents aux stages et forums, "Les artistes
devraient être là à apprendre, à partager,
mais nous les voyons très peu, ils doivent pourtant être
présents pour prouver qu'ils existent", déplore Vangar
Dorsouma.