haut de page

Accueil | Editions antérieures | Infos | Contacts


Les RETIC 2007 vues par la presse

Ligne de separation

 
Quotidien Mutations
CULTURE | 19 Nov 2007
--------------------------------------------------------------------------------
Retic 2007 : L'hommage de Ama Tutu Muna à Ambroise Mbia
--------------------------------------------------------------------------------
Le ministre de la Culture invite les jeunes artistes à copier la passion de l'organisateur de ce festival de théâtre.
par Brice R. Mbodiam
--------------------------------------------------------------------------------
 Ama Tutu Muna, le ministre de la Culture, s'est complètement lâchée. Samedi, 17 novembre 2007, elle n'a pas pu, malgré des efforts perceptibles, s'empêcher de rire abondamment lors de la prestation du Kéguégué international, dont les deux membres du groupe faisaient office de "présentateurs spéciaux" de la cérémonie d'ouverture de la 16ème édition des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic). "I am happy, c'est-à-dire je suis un présentateur", s'est laissé aller, d'entrée de jeu, l'un des comédiens du Kéguégué international, dont la traduction désopilante a fini par faire oublier au public la longue attente qui a précédé le début de la cérémonie.

Et ces comédiens n'en sont pas restés là. Pour introduire l'allocution de Ambroise Mbia, l'organisateur des Retic, ils ne se sont pas entendu sur la véritable casquette de ce dernier : "est-ce un homme de théâtre ou un homme de cinéma?", se sont-ils interrogés. Et pour couper la poire en deux, le Kéguégué international a donné des pistes au public, afin qu'il opère lui-même son choix : "S'il fait de grands gestes pendant son discours, ça veut dire qu'il est un homme de théâtre. Mais, s'il reste figé comme un clou pendant son allocution, alors c'est un homme de cinéma", ont indiqué les deux comédiens, qui ont ainsi réussi, pour la énième fois au cours de la cérémonie, à arracher un éclat de rire à la ministre de la culture.

Cette dernière, après avoir remercié ces comédiens "wonderful", a rendu "hommage à Ambroise Mbia, homme de culture", dont le festival "marque chaque année [depuis 16 ans] à la même période, telle une horloge, la rentrée théâtrale au Cameroun", a déclaré Ama Tutu Muna, avant d'ajouter: "je souhaite qu'une telle passion habite les jeunes génération qui s'orientent vers le théâtre". Une adresse face à laquelle Ambroise Mbia répondra par un sourire. Après avoir déroulé les différentes articulations des Rétic 2007, dont la partie protocolaire a été suivie, dans la soirée de samedi dernier, par la présentation de "caprices de femmes", une pièce écrite par Jean Marie Nengué et mise en scène par S. Elandi avec Blanche Bilongo.

Cette pièce de théâtre raconte l'histoire de Zolo, un homme sans moyens, qui, face à la pression de sa femme, finit par s'inventer un monde plein de mensonges et de tromperies. Jusqu'au 25 novembre prochain, des spectacles, des rencontres professionnelles avec des directeurs de festivals de théâtre d'Afrique centrale et des associations des femmes artistes d'Afrique centrale, etc. ; ainsi que des expositions de livres de théâtre vont meubler les Retic 2007. Tout ceci, indique Ambroise Mbia, sur fond d'hommage à des comédiens camerounais tels que Marcel Mvondo II, Victor Elamé Moussima, Charles Nyaté, qui représentent chacun "une étape du théâtre camerounais".
 
 Ligne de separation

Cameroon Tribune
CULTURE   Lundi 19 Novembre 2007

Retic : des turpitudes conjugales en entrée
par  Rita Diba
   
Les Rencontres théâtrales internationales du Cameroun ont levé le rideau samedi à Yaoundé.

Après la solennité de la cérémonie d’ouverture, présidée par le Ministre de la culture Ama Tutu Muna au Djeuga Palace, le show a repris ses droits samedi soir au Centre culturel français de Yaoundé. La pièce d’ouverture des Retic 2007, « Caprices de femmes » de la compagnie Nkul Ekan, écrit par Jean-Marie Nengue Ottou, mise en scène par Blanche Bilongo et Elandi Ngono, tous deux des comédiens, a donné le la. Pour l’occasion, retour au bon vieux théâtre qui déclenche des éclats de rire.

Sur la scène, le décor d’une maison quelconque, symbole de la grisaille qui anime le quotidien des petites gens. Un garde-manger terriblement dépouillé. Au milieu de ce décor plutôt moribond, des personnages bien vivants, une femme, Suzanna, qui se plaint de la condition misérable de son mari, qui s’appelle Zozo et bégaie en plus. Le pauvre va se retrouver dans un engrenage enclenché par ses propres mensonges, dans une tentative désespérée de sauver son mariage.

Et la machine se met en marche, par les bons soins de la machiavélique voisine, Makala, qui, par petites poussées, retourne Suzanna contre son époux. Lui faire simuler une grossesse pour transformer son mari en esclave. Le transformer en une sorte d’Ibrahima Dieng, anéanti de dettes. Dans une société où le seul mot qui régit les rapports homme/femme est domination. Et les propos de Makala l’illustrent fort à propos, quand elle sent Suzanna faiblir : « Il ne faut pas avoir pitié des hommes, parce qu’ils n’ont pas pitié des femmes ». Le pouvoir de Makala s’inscrit jusque dans les costumes des comédiens, elle change de vêtements à chacune de ses apparitions. Tandis que Zozo, victime de cette vengeance féminine, garde les mêmes oripeaux jusqu’au bout. Suzanna se dépouillera quant à elle de ce foulard et ce tissu pagne, pour laisser luire ses rastas. Symbole éclatant de sa totale révolte. À la manière d’un marionnettiste, Makala va faire jouer une tragédie conjugale à un couple transformé en pantins.

Mais « Caprices de femmes » n’est pas une tragédie, plutôt une bonne comédie. Dans une salle transformée en espace de jeu par les interpellations faites au public, des lumières qu’on aurait voulu parfois plus crues, la fin est heureuse. Des comédiens parfaitement fondus dans leur rôle. Particulièrement le duo féminin, Blanche Bilongo, la naïve et bébête Suzanna, Myriam Mengue, la fourbe Makala, dont le personnage aura le plus fasciné le public. Elandi Ngono, lui, prendra peu à peu ses marques au fur et à mesure du déroulement de la pièce.
 

Animation Retic 

REPÈRES-CM
Culture & loisirs | 21 Nov 2007

--------------------------------------------------------------------------------
Retic 2007 : Gohou se produit au palais des congrès
par PCA

Le comédien ivoirien sera sur scène le 22 novembre, dans le cadre de la 16ème édition des rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic) ouvertes le17 novembre.

Le spectacle " caprices de femmes " de la compagnie Nkul Ekang, mis en scène par M. Elandi Ngono et Blanche Bilongo, aura mis le public du centre culturel français de Yaoundé dans une ambiance de fête. L'histoire, qui parle des questions de domination et de vengeance conjugales, met en scène des personnages qui font face aux rudesses d'un quotidien pas toujours évident. Pendant plus d'une heure, rires, youyous, interpellations à l'endroit du public et bien d'autres cris de joie ont meublé cette première soirée de spectacles dédiée au théâtre africain.
Dans la matinée, la cérémonie d'ouverture a donné lieu à des discours qui faisaient tous l'apologie du développement des arts du théâtre. Pour le président des Retic M. Ambroise Mbia, en 16 éditions, l'événement a grandi en prestige. Des comédiens ont bénéficié des tournées à travers le monde après le déroulement de la 15ème édition. Au-delà de cet acquis, les Retic ont initié plusieurs actions de formations qui ont conduit plusieurs comédiens sur le chemin du professionnalisme.

Sur le terrain des spectacles, le public a eu droit depuis le 17 novembre 2007 à la production sur scène de " Prison " de la compagnie Workshop of Nea Smyrni de Grèce, de " Tale of lonely man" d'Israël, de " Coup de vieux " de la compagnie Albatros de Garoua. La grande attraction de la manifestation reste l'arrivée du comédien ivoirien Gohou alias Kofi gombo. Le comédien sera à Yaoundé le 21 novembre et se produit au palais des congrès de Yaoundé les 22 et 23 novembre 2007.
Pour le reste, le programme prévoit des rencontres de directeurs et de régisseurs de festival d'Afrique centrale. Des hommages aux hommes de théâtre et des rencontres entre femmes de théâtre de la région d'Afrique centrale sont également prévus. Le côté pédagogique verra la tenue d'un atelier sur les courants de mise en scène, animé par M. Gunther Beelitz, du 19 au 24 novembre. L'évènement qui marque la rentrée théâtrale du pays connaît aussi la participation de plusieurs troupes étrangères qui interprètent des rythmes et chants traditionnels du Cameroun.

Ligne de separation
 
 
Quotidien Mutations
SUPPLEMENT CULTURE | 22 Nov 2007
--------------------------------------------------------------------------------
Théâtre : Les Retic tiennent le rendez-vous
--------------------------------------------------------------------------------
Spectacles et rencontres professionnelles constituent les principaux axes du 16è festival.
par Justin Blaise Akono
--------------------------------------------------------------------------------
 "Où sont passées les Retic ? Où se tiennent-elles?" Se demandaient encore certaines personnes au Centre culturel français (Ccf) mardi après-midi, se rappelant aux bons souvenirs de l'animation autour des rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic) lors de la quinzième édition tenue en 2006. Cette question aurait toute sa valeur en tenant compte des inquiétudes du président du festival, Ambroise Mbia, quelques jours avant le lancement des rencontres théâtrales le 17 novembre dernier, que cette édition serait beaucoup plus difficile, compte tenu des moyens limités. Mais, "nous avons décidé de travailler sur la formation et la diffusion, deux axes importants du théâtre et de la culture en général", a souligné le président du festival.

Au Musée nation qui tient lieu de village du festival, c'est presque un calme plat. Une vingtaine de personnes assises d'une manière circulaire discutant. D'autres traînent. Un air de timidité par rapport à l'année dernière. "Mais, les formations professionnelles ne concernent pas le grand public", explique Ambroise Mbia pour qui le programme du festival est bien respecté. "Nous avons annoncé des spectacles, des personnalités, des rencontres et formations professionnelles. Tout ce qui a été prévu se déroule bien ", indique-t-il. Ainsi, l'Allemand Gunther Beelitz a animé un stage sur les différents courants de mise en scène et la direction d'acteurs. Une vingtaine de stagiaires professionnels y ont pris part. "L'intérêt qu'ils ont porté à cette rencontre est très grand au regard de leur assiduité", a remarqué Ambroise Mbia.

Expériences

Dans le cadre de l'espace carrefour, plusieurs hommes de théâtres, notamment des metteurs en scènes ont échangé avec les artistes locaux sur leurs expériences. A l'instar de l'Israélien Ofer Amram, metteur en scène de "a tale of lonely man", une pièce jouée mardi dernier. Ofer Amram, qui a donné une conférence de presse mardi dernier au centre de lecture publique de Yaoundé a aidé le festival en apportant un matériel de décor de plus de 700 kilogrammes. Le Tchadien Vandar Dorsoma a présidé au Musée national, village du festival, la réunion des directeurs et administrateurs de festivals d'Afrique centrale. Rencontre pourtant prévue au centre d'art contemporain Africréa de Bastos où se déroulent quelques-uns des spectacles.

A l'instar des "Dernières nouvelles des jambes d'Alice", une mise en scène du Franco-tchadien Laurent Vacher, présentée mardi dernier. "Les spectacles sont bien organisés et font courir un important public", a confié Jules Eloudi, un jeune qui dit avoir suivi trois spectacles depuis le début des Retic, au moment où les salles se vident au regard de la mauvaise programmation ou de la qualité même des spectacles.

Pour les responsables des Retic, les canons de l'art sont respectés, en plus de la sélection des troupes venues de plusieurs pays d'Europe et d'Afrique.
Et c'est avec beaucoup de plaisir que le président des Retic a confirmé l'arrivée hier soir au Cameroun de l'Ivoirien Michel Gohou alias "Koffi Gombo", pour ajouter la crédibilité du rendez-vous, "en dépit des difficultés financières". Cet humoriste, par ailleurs comédien et metteur en scène bien connu des téléspectateurs camerounais doit présenter deux spectacles au Palais des congrès de Yaoundé les vendredi et samedi prochains autour de son nouveau sketch, le "Blanko". Son premier contact avec le public camerounais, au cas où il est arrivé, devrait être lors d'une conférence de presse cette après -midi au village du festival, selon le programme communiqué par le chef de ce village, Valery Ndongo.
 
Ligne de separation

  
Cameroon Tribune
CULTURE   Jeudi 22 Novembre 2007

 Retic : entre planches et ateliers
 par  Alliance NYOBIA
  
Représentations théâtrales et activités annexes meublent le festival depuis samedi dernier.

Un groupe d’artistes venus d’Israël travaillant avec des danseurs camerounais sur la danse contemporaine. Le spectacle était visible avant-hier en mi-journée à l’espace Oyenga, au quartier Fouda. Hier, une rencontre culturelle était prévue entre ces mêmes artistes et des enfants de la rue, à l’auditorium Jean-Paul II. Lundi dernier, c’est sur les planches du Centre culturel français de Yaoundé que les Israéliens se sont produits, offrant « A tale of a lonely man » au public, dans le cadre des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic, 16e édition). C’est dire que les articulations ne manquent pas au cours de cette édition 2007, prévue du 17 au 25 novembre, avec pour invité d’honneur le comédien ivoirien Michel Gohou.

Aujourd’hui, le programme prévoit, entre autres choses, une réunion de l’Association des directeurs et administrateurs de festivals, à l’espace Africréa. Le Musée national, retenu comme village du festival, va pour sa part abriter une rencontre avec Lia Karavia, comédienne et metteur en scène de nationalité grecque, puis une rencontre avec Elise Mballa Meka, Pca de la Sociladra. Un peu plus tard dans la journée, une conférence sur le théâtre israélien (pas spécialement connu au pays de l’Oncle Otsama) est programmée à la Centrale de lecture publique de Yaoundé.

Mais tout ne se passe pas que dans la capitale. C’est ainsi qu’à l’université de Yaoundé II à Soa, la pièce « Le coup de vieux » sera exécutée par le Théâtre Albatros de Garoua. A Mfou, l’Espace culturel Yaro (Congo Brazza et Guinée) va proposer « Saint Monsieur Baly » au public. Yaoundé ne sera pas sevré de théâtre, cependant : «La voix des arbres » et « Prison », des pièces respectivement française et grecque, sont prévues au Ccf et à Africréa. Les inévitables amateurs d’ambiance peuvent toujours se donner rendez-vous le soir au Musée national, où les organisateurs annoncent une animation musicale, chorégraphique et humoristique.

Dans le flot des activités proposées, deux temps forts peuvent être néanmoins relevés pour l’édition des Retic de cette année : d’abord la cérémonie d’hommage à quatre doyens des arts de la scène, Marcel Mvondo II, Charles Nyatté, Victor Elamé Musinga et Sankie Maimo, prévue vendredi au Ccf. Puis le spectacle que donnera la Compagnie Michel Gohou la soirée du même vendredi au Palais des Congrès. Ceux qui n’auront pas assez rigolé à cette occasion pourront toujours assister à la table ronde sur l’humour et le rire organisée le lendemain au Musée national. Ce sera alors la veille du jour de clôture des Retic.
 
 
Animation Retic


 
Quotidienmutations
CULTURE | 23 Nov 2007
--------------------------------------------------------------------------------
Michel Gohou : La souffrance m'a beaucoup inspiré
--------------------------------------------------------------------------------
Le comédien ivoirien connu sous le nom de Cauphy Gombo dévoile les secrets du spectacle qu'il donne ce soir et demain à Yaoundé.
Propos recueillis par Justin Blaise Akono
--------------------------------------------------------------------------------
Votre nouveau sketch parle de Blanko. De quoi s'agit-il dans cette pièce ?
C'est une histoire de Blanc à la peau noire. Nous jetons un regard critique sur nos frères qui reviennent d'Europe et passent pour être des Blancs, laissant croire aux jeunes que l'El Dorado c'est ailleurs. Nous tentons alors de sensibiliser les jeunes. La pièce qui dure 50 minutes se joue à deux. Je suis Blanko, le Blanc-Noir. Ce spectacle a été créé pour les Retic.

Pensez-vous réussir sur les planches alors que vous êtes présenté comme comédien de télévision ?
Le théâtre c'est la vie. Au commencement était le théâtre et c'est le moyen idéal pour sensibiliser. Quant à la différence avec le cinéma, ce dernier est le cadet du théâtre. Si au cinéma, on peut se tromper et recommencer, au théâtre, ce n'est pas possible. Même si nous improvisons beaucoup.

Quand faites-vous la différence entre l'humour et le théâtre ?
Vous êtes un comédien lorsque vous jouez une pièce. Être humoriste, c'est faire rire. Mais, dans la même pièce, les uns peuvent rire pendant que les autres pleurent. Et dans Blanko, tout le monde sera servi ce soir et demain.

Pensez-vous avoir exploité votre handicap vous réussir ?
Je dois reconnaître que je ne passe plus inaperçu. Mais, en ce qui concerne ma malformation, je ne suis pas handicapé. Je joue même au football. Chaque homme dans le monde a un défaut. Au moment où les gens prenaient ma déformation pour un handicap, j'ai beaucoup travaillé pour faire autant que les autres, voire mieux. Je conduis ma voiture, j'ai quatre enfants, [etc.]

Êtes-vous malhonnête comme vous vous présentez dans Cauphy Gombo ?
Pas du tout ! Je joue l'histoire de tout un chacun. Je permets aux uns et aux autres de connaître leurs droits. Il ne s'agit pas seulement des Ivoiriens, mais de tout le monde. Je l'ai appris pendant mes années de galère. C'est d'ailleurs dans la difficulté qu'on apprend beaucoup, qu'on a l'œil ouvert et l'oreille tendue. C'est pendant les cinq ans de problèmes politiques que les artistes ivoiriens ont été très inspirés.

Quel est votre parcours dans ce métier ?
J'ai beaucoup appris de ma galère. J'ai surtout appris sur le tas. Issu d'une famille pauvre, j'ai été paralysé et suis allé me faire soigner au Burkina Faso. N'ayant pas pu poursuivre mes études, j'ai fait beaucoup de petits métiers : vendeur d'eau, boutiquier, électronicien, blanchisseur, il fallait survivre. Et, c'est à partir de cette galère que j'ai été inspiré. Mais, j'avais déjà commencé le théâtre à l'école primaire. Je joue ma première véritable pièce de théâtre, "l'inconscient " en 1985. J'étais déjà conscient. J'intègre la compagnie de théâtre de Côte-d'Ivoire en 1992. Date qui correspond avec la création des Guignols d'Abidjan, qui nous ont rendus célèbres aujourd'hui.
 
Ligne de separation


Quotidienmutations
CULTURE | 23 Nov 2007
--------------------------------------------------------------------------------
Sortie : Un week-end au bout du rire
--------------------------------------------------------------------------------
Les Retic et le concours mister Cameroun constituent les évènements culturels majeur de cette fin de semaine.
Par Justin Blaise Akono
--------------------------------------------------------------------------------
 Les Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic) ont annoncé la présence de l'humoriste ivoirien Michel Gohou, plus connu par les téléspectateurs camerounais sous le nom de Cauphy Gombo. Michel Gohou est arrivé au Cameroun mercredi soir et a donné une conférence de presse hier à Yaoundé. Conférence pendant laquelle "Cauphy Gombo" a pu dévoiler les contours de son spectacle conçu pour les Retic. Il donne deux spectacles au Palais des Congrès sur son nouveau sketch, le Blanko. L'un ce soir, l'autre demain. Michel Gohou apporte ainsi l'une des lumières sur les planches de Rectic, qui s'achèvent dimanche prochain, après plusieurs spectacles, des rencontres professionnelles ainsi que des stages de formation, à l'instar du stage sur les différents courants de mise en scène et la direction d'acteurs. Bien avant le deuxième spectacle de Michel Gohou demain, la troupe Théâtre Albatros de Garoua donnera un "Coup de vieux" au Centre culturel français de Yaoundé.

Autre festival, autre lieu, le Ngondo 2007 se poursuit au bord du Wouri à Douala. Ce, jusqu'au 2 décembre prochain. Le festival dont le thème, comme l'année dernière, porte cette année sur "Paï o madida" (passons à l'action), a lancé un concours de peinture sur la lutte contre le Sida. Concours ouvert aux peintres professionnels et amateurs. A Yaoundé, les amoureux de la peinture pourront admirer quelques statues et autres sculptures Bamoun lors d'une exposition que l'ambassade d'Espagne au Cameroun organise cet après-midi au Musée national. Cette exposition vient conclure un stage organisé pendant plus d'une semaine sur l'art Bamoun à l'ambassade. Pendant que les peintres essayeront de se défier sur les tableaux du Ngondo, de beaux garçons seront sur les planches du Hilton hôtel de Yaoundé pour rivaliser d'élégance. La première édition du concours de beauté masculine Mister Cameroun mettra aux prises douze jeunes hommes venus des dix provinces du pays.

Cabarets
Le musicien Muntu Valdo aurait aussi pu aller défiler et exhiber ses biceps. Mais, il a choisi la musique, principalement le Sawa Blues. Il vient d'ailleurs de mettre sur le marché un album dont il est en train de faire la promotion à travers les centres culturels et alliances françaises du Cameroun. Il sera en concert ce soir au Ccf Blaise Cendrars de Douala. Les mélomanes de Yaoundé renoueront avec leurs cabarets pour admirer les virtuoses du Bikutsi, après le Festi Bikutsi qui a rencontré un franc succès la semaine dernière à Yaoundé. Ainsi, les cabarets tels que Carosel ou la Fiesta auront leur traditionnelle programmation. L'exception étant la présence à la Fiesta du chanteur de Makossa Njohreur Tiger, aux côtés des meilleures voix de Bikutsi. Le cabaret Liza and Christopher, toujours à Yaoundé, accueille ces voix demain soir. Il s'agit notamment de Aï-Jo Mamadou, Véronique Facture, Lady Ponce, pour un week-end au pas de danse.
 
Ligne de separation

Cameroon Tribune
CULTURE   Lundi 26 Novembre 2007

 Retic : rideau sur fond d’hommage
 par Alliance NYOBIA
 [26/11/2007]
  
Avant la clôture hier à Yaoundé, la 16e édition du festival a honoré des doyens samedi.

Marcel Mvondo II totalise plus d’un demi-siècle de théâtre. C’est en 1956 qu’il a signé ce contrat – longue durée – avec les planches. Victor Elame Musinga, Charles Nyatté et Sankie Maimo ont aussi leur comptant de décennies dans le métier. Ils n’ont donc pas volé l’honneur à eux fait samedi dernier au Palais des congrès de Yaoundé, quand la 16e édition des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic) amorçait son dernier tournant pour 2007. A l’exception de Sankie Maimo absent, les trois autres doyens ont reçu des trophées d’honneur, et montré qu’on peut être ému à tout âge. En prenant la parole, ils ont surtout invité la jeune génération à s’approcher d’eux, à venir s’abreuver aux sources anciennes. Le public venu à cette soirée au Pc a vécu d’autres sensations. Le programme des activités prévoyait en effet la seconde représentation de « Blanko », spectacle donné par la compagnie Gohou.

Mais avant que les comédiens ivoiriens n’attaquent les planches, le Kéguégué international et surtout Valéry Ndongo ont chauffé la salle. Belles tranches de rigolade. Le divertissement s’est donc poursuivi avec l’ami Gohou, dont la seule entrée sur scène – dans un costume cousu de téléphones cellulaires – a été chaudement saluée par la foule. Un show de plus d’une heure présentant un Africain rentré d’Europe bluffeur et déraciné, et un pasteur, « non, un prophète ! » autoproclamé. Le duo va, tant bien que mal, dérouler une pièce ne manquant pas d’intérêt, malgré quelques impressions de longueur… N’empêche, l’affiche aura été une des attractions majeures du festival cette année. On retiendra aussi le spectacle donné par les artistes israéliens lundi dernier au Ccf de Yaoundé, et les prestations des nombreux comédiens venus d’Afrique et d’Europe.

Les Retic 2007 ont également été le lieu d’échanges, notamment à travers des rencontres professionnelles et des espaces carrefours. Hors des salles de spectacle, il était question, à ces occasions, que le public par exemple en sache plus sur le travail des hommes et femmes de théâtre. Peut-être l’occasion de susciter des vocations. Des vocations pouvaient aussi naître hier lors de la cérémonie de clôture que les organisateurs avaient prévue à l’espace Africréa. Les éventuels indécis peuvent toujours prendre rendez-vous pour l’édition de l’année prochaine. Rideau !
 
 Ligne de separation

Quotidienmutations
CULTURE | 30 Nov 2007
--------------------------------------------------------------------------------
 Spectacle : Cauphy Gombo redécouvert sur les planches
--------------------------------------------------------------------------------
Le comédien ivoirien a donné deux spectacles la semaine dernière au Palais des Congrès de Yaoundé.
par Justin Blaise Akono
--------------------------------------------------------------------------------
Michel Gohou était très attendu à Yaoundé dans le cadre des rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic). Non pas comme un comédien s'exprimant sur les planches d'un théâtre. Mais, comme ce bouffon humoriste que l'on admire sur le petit écran à travers des sit-coms tels "Ma famille", "Les guignols d'Abidjan", etc. Sur les planches du Palais des Congrès de Yaoundé, Michel Gohou a présenté le "Blanko", une pièce qu'il a spécialement écrite pour les Retic, mise en scène par Ouedraogo Abblass et Michel Boéri. Michel Gohou, joue l'Africain revenu d'Europe et qui veut se comporter comme un Blanc. "Un Blanc à la peau noire".

Dans la salle, pendant les deux spectacles, le public est calme. Certains même en profitent pour faire dodo. "On ne comprend rien. Ce n'est pas Gohou qu'on connaît-là", peut-on entendre dans la salle. Puis, des applaudissements et cris de joie viennent interrompre le silence du public : Michel Gohou vient de lancer les intonations et autres onomatopées qu'on lui connaît dans ses sketches. Même si, lorsque, vers la fin de la fin de la pièce, il se retrouve seul sur la scène, il revisite l'histoire de la France, du Général De Gaules à Nicolas Sarkozy. Certains pensent qu'il force le trait.

Hommage

Un monologue presque ennuyeux. Son recours aux onomatopées et autres intonations vient remettre de l'ambiance dans la salle des spectacles du Palais des Congrès de Yaoundé. Mais, bien avant la fin du spectacle, le public commence à quitter la salle. Or, pour certaines personnes, Michel Gohou a plutôt été très impressionnant. Pour l'abbé Jean-Marie Bodo, par ailleurs artiste, "Michel Gohou a vraiment l'art dans le sang. Il a une présence scénique extraordinaire et une voix qui porte. Pour nous qui avons eu l'occasion de le voir, c'est une grande satisfaction qu'on ramènes". Un avis presque partagé par Alexis Mouelle Kombi, le directeur de l'institut des relations internationales du Cameroun (Iric). "Je l'ai particulièrement trouvé inspiré sur un spectacle à thème. Au-delà de l'aspect bouffon, il y a un message qu'il a voulu porté. Il a su faire la satire de cette imitation imbécile.

C'est un message qui devrait être amplifié. C'est un spectacle qui permettait de bien terminer le week-end. Et l'on en redemanderait". Le tchadien Vandar Darsoma, président du réseau des administrateurs et directeur des festivals de théâtre d'Afrique centrale estime que, "sur le plan du théâtre, Michel Gohou a respecté les règles de l'art. Il a su faire la différence entre la comédie de scène et celle du cinéma".
Bien avant le deuxième spectacle de Michel Gohou, les Retic ont rendu hommage à quatre comédiens. Trois étaient présents à la cérémonie: Charles Nyatte, qui a commencé le théâtre en 1963 comme Victor Elame Mousinga, et Marcel Mvondo Ii dans le théâtre depuis 1956. "Que les jeunes consultent souvent les anciens. Comme l'avait dit le sage Hamadou Ampaté Bâ, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle", a conseillé Marcel Mvondo II.

Ligne de separation

"Michel Gohou sera la star des Retic 2007"

Écrit par Yves Mba   

Le président du festival présente les principales articulations de la 16è édition qui s’ouvre le 16 novembre prochain.

Quels sont les principaux traits de la programmation des Retic 2007 ?
Nous accueillons cette année au Retic un spectacle qui viendra d'Israël et un autre de Grèce. De la Grèce, nous recevons une éminente comédienne, Ofer Amram qui apporte une pièce jouée en anglais.

La pièce israélienne est également jouée en anglais. Mais je crois que l'évènement de cette 16è édition, c'est l'arrivée de Michel Gohou que les camerounais connaissent davantage sous le nom de Koffi Gombo. Gohou va jouer une pièce sérieuse intitulée " Blanko ". C'est une pièce spécialement montée pour cette édition de Retic.  D'autres spectacles de la programmation viendront du Tchad, du Cote d'Ivoire, de France et de Congo- Brazzaville. 
 

Quelle est la place du Cameroun dans ce programme ?
Dans la sélection camerounaise, il y a une pièce qui m'a beaucoup fait rire. C'est la pièce "Caprices de femme" de Jean Marie Nengue qui sera jouée par la compagnie Nkul Ekan dans une mise en scène d'Evina Ngana. Le public appréciera également une pièce prestigieuse de Sony Labou Tansi. Elle sera interprétée la compagnie Albatros de Garoua. La troupe avait déjà présenté ce spectacle à la dernière édition des "Scènes nationales du théâtre camerounais". En général, la programmation est réduite cette année. Nous aurons certainement 10 spectacles au lieu de 12. C'est la conséquence du départ de Africalia. Le partenaire belge a orienté sa politique de soutien vers l'Afrique de l'Est.    

En dehors des spectacles, quelles sont les autres activités programmées ?
Cette année nous avons prévus une cérémonie d'hommage. Nous voulons rendre hommage aux hommes et femmes qui ont marqué le théâtre camerounais. Nous avons retenu quatre visages cette année, Marcel Mvondo II, Victor Elamé Musinga, Sankie Maimo et Charles Nyatté. Nous aurons une rencontre des directeurs et des administrateurs de festival de théâtre de l'Afrique centrale. On annonce également des réunions des femmes artistes et des régisseurs de la sous région. Une conférence est prévue sur le rire. Elle sera animée par Michel Gohou. Il y aura comme d'habitude beaucoup d'animation musicale et chorégraphique et des rencontres professionnels au village du festival. Le village sera situé au Musée national.



Ligne de separation

No piti in bizness       

Écrit par Cathy Yogo    

Le comédien ivoirien se produit ce soir au palais des Congrès de Yaoundé.


Hier, jeudi 22 novembre 2007, le comédien ivoirien Michel Gohou, coiffé d'un chapeau à larges bords, une chaîne autour du cou portant une médaille en forme de carte de l'Afrique, et dont il ne se sépare presque pas, est arrivé au restaurant Les Délices à bord d'une magnifique voiture de couleur verte.

Le comédien et acteur de théâtre tient là son point de presse. Quelques curieux et une vingtaine de journalistes l'y attendent déjà. Chacun veut, qui, avoir la première image, qui, le premier son.

Pour ce rendez-vous avec les hommes des médias camerounais, Michel Gohou est accompagné de son metteur en scène, Ouedraogo Ablas, et de son compagnon de scène, Daouda Traoré. Il y a aussi la représentante du Studio 225, l'agence qui le manage. "Nous sommes sous contrat avec Michel Gohou. Pour ses spectacles, il faut désormais contacter notre agence", explique Yolande Bogui, la directrice commerciale et marketing du Studio 225. Le mari de Nastou dans la troupe théâtrale les Guignols d'Abidjan, et de  Clé-Clé dans le feuilleton "Ma famille", fait désormais les choses en grand.

Très vite, Michel Gohou brise la glace et parle de lui. "La clé de mon succès c'est le travail. Je n'ai jamais fait d'école de théâtre, je me suis formé dans ma galère et auprès de certains grands frères", tient-il à préciser. En effet le parcourt de Michel Gohou est exceptionnel. Sorti d'une terrible maladie qui l'a paralysée durant de longues années, celui qu'on connaît également sous le pseudonyme de Cauphy Gombo décide de se "défendre". Il multiplie les petits métiers et fait parallèlement du théâtre.

Michel Gohou se fait connaître du grand public en 1992 avec les "Guignols d'Abidjan". Avec Sédatif Maïga et le Vieux Siliki, il forme l'ossature de départ de la troupe. Pour sa prestation, aujourd'hui et demain 24 novembre, au palais des Congrès, à l'occasion des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic), Michel Gohou va se produire  dans "Blanko" avec Daouda Traoré. Cette pièce de 50 minutes, jouée en duo, sensibilise les jeunes sur les dangers de l'expatriation.


Ligne de separation

Le JOUR Quotidien

Créer de nouveaux espaces en Afrique centrale       

Écrit par Raoul Nkondock    

C'est l'un des thèmes de la réflexion des directeurs de festivals de la sous région hier au Musée national.


Réfléchir sur les actions à mener dans le futur, et voir ce qui a été fait par le passé, c'est la raison pour la quelle une réunion  ordinaire, de l'association  des festivals d'Afrique centrale s'est tenue hier matin,  au Musée national de Yaoundé.

Réunis dans le cadre des rencontres théâtrales internationales du Cameroun (retic), les présidents des festivals, ont planché sur des thèmes tels que la promotion du théâtre dans la sous- région, la création de nouveaux espaces pour faire circuler les artistes et leurs créations, ainsi que la mise sur pied des structures permettant aux comédiens de s'auto financer.

Le talon d'Achille du théâtre en Afrique centrale, ce sont les moyens financiers, affirme le président du festival international des arts dramatiques et plastiques pour l'union et la paix (Fiadpup), le Tchadien Ismaël Vangar Dorsouma. Selon lui, "les artistes ne peuvent compter que sur des subventions extérieures, les Etats de la sous région n'appuient pas  le théâtre. Seuls les Camerounais,  les Tchadiens et les  Congolais sont représentés ici ; les Centrafricains par exemple n'ont pas pu se déplacer, faute de moyens". Ambroise Mbia le promoteur des  Retic, abonde dans le même sens, et constate l'absence de sponsors pour le théâtre. Il reconnaît cependant avoir bénéficié du soutien du ministère de la culture. C'est ce qui expliquerait l'aspect désolé du village du festival, situé à l'esplanade du Musée national.

Les présidents des festivals se disent satisfaits dans l'ensemble du déroulement des (Retic). "Parvenu à mi parcours, ce festival a permis aux comédiens d'échanger. Je crois que nous avons atteint notre objectif de vulgariser le théâtre, de donner l'occasion au public de découvrir des spectacles de qualité. Et le public a répondu présent au rendez vous", s'est rejoui Ambroise Mbia. Et d'ajouter que la mission est de créer des synergies : "moi j'ai crée l'association des femmes artistes d'Afrique centrale".

Peu, très peu d'artistes camerounais sont, malheureusement, présents aux stages et forums, "Les artistes devraient être là à apprendre, à partager, mais nous les voyons très peu, ils doivent pourtant être présents pour prouver qu'ils existent", déplore Vangar Dorsouma.

Ligne de separation